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Liste des cahiers regards Cliniques( mis à jour 5/11/2018)

5 Novembre 2018, 10:36am

Publié par Regards Cliniques

Zone de Texte: REGARDS CLINIQUES
Association de recherche sur les liens entre
LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES
 

 

Publications des conférences-débats de Regards Cliniques

 

Chaque conférence fait l’objet d’une publication dans « les Cahiers de Regards Cliniques » Les cahiers sont disponibles à la vente lors des conférences, par mail ou par téléphone, références indiquées en bas de page. Le Cahier est à partir de 6€, le tarif est dégressif de 0,50 € pour chaque Cahier acheté au-delà du premier.

 

1988

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

D. FRIEDMAN - Sociologue

Entre le soin et le Guérir 

 

 

 

 

1989

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

OUDOT-LY-THANH-HUE - Psychiatre, Psychanalyste

Barbara SCHASSEUR - Psychologue, Psychanalyste

Bernard UZAN - Réalisateur 

La Boulimie 

Monique DAVID MENARD - Philosophe, Psychanalyste

La Psychanalyse est-elle une science ? 

Malek CHEBEL -  Anthropologue, Psychanalyste

Corps et sexualité en Islam

Jacques MAÎTRE - Philosophe, Sociologue

Une inconnue célèbre, Pauline Lair Lamotte, mayennaise (1853-1918). Mysticisme et délire 

 

 

 

 

1990

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

Pierre DELION - Psychiatre, Psychanalyste

Psychose et institution 

Alain CERCLE- Psychologue

Pierre MECHINAUD - Médecin, Psychanalyste

Alcoolisme et liberté 

Hue LY THAN OUDOT- Psychiatre, Psychanalyste

Gilbert OUDOT - Psychologue, Psychanalyste

L’amour et le désir dans la cure analytique 

Jean-Claude MALEVAL - Psychanalyste

La logique du meurtre immotivé 

10 

Louis-Vincent THOMAS - Anthropologue, Sociologue

Les rituels funéraires aujourd’hui 

 

 

 

 

1991

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

11 

Journée :

Jean-Pierre DUTHOIT - Psychiatre, Psychanalyste

Norbert LE GUERINEL - Ethnologue, Psychanalyste

Pierre BENGHOZI - Psychiatre, Psychanalyste

Yolande ZAUBERMAN - Réalisatrice

« La famille - Aspects anthropologiques et psychopathologiques » 

12 

Dominique CAMUS - Ethnologue, Sociologue

Pratiques actuelles de sorcellerie 

13 

J.L. KASAKEVICIUS - Psychiatre

Le sujet parlant le japonais 

14 

Jean MAISONDIEU - Psychiatre

Les déments ne sont pas fous 

 

 

 

 

 

 

1992

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

15 

Non diffusé :

Joël DOR - Psychanalyste

 

Le pervers et sa jouissance

16 

Alain JURANVILLE - Philosophe

La question du Surmoi 

17 

Pascal DIBIE - Historien, Ethnologue

La question du regard 

 

 

 

 

 

1993

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

18 

Olivier DOUVILLE - Psychanalyste

D’une modalité particulière de l’angoisse chez l’obsessionnel 

19 

Journée :

Jean-Claude QUENTEL- Psychologue

Ginette RAIMBAULT - Psychanalyste

Bernadette ROY-JACQUET - Pédopsychiatre

Renée WAISSMAN - Sociologue

L’enfant malade ou « Des maux à dire ou l’enfant retrouvé » 

20 

Geneviève DELAISI  DE  PARSEVAL - Psychanalyste

Enjeux psychologiques et éthiques des procréations artificielles 

21 

André BURGUIERE - Anthropologue 

Diversité et cultures familiales 

22 

Journée :

Janine ALTOUNIAN - Traductrice

Robert LASSEY - Philosophe, Anthropologue

Danilo MARTUCELLI - Sociologue

« La Xénophobie » 

 

 

 

 

1994

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

23 

Non diffusé :

Gabriel BALBO - Psychanalyste

La psychanalyse d’enfant à partir du cas Séraphine 

24 

Didier HOUZEL - Psychiatre

Les enfants autistes et leurs traitements 

25 

Colette DUFLOT - Psychologue

L’enfance de l’art 

 

 

 

 

1995

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

26 

Pascal LE MALEFAN - Psychologue

Clinique psychanalytique des Expériences de Mort Imminente (E.M.I.) 

27 

Anne LEVALLOIS - Psychologue, Psychanalyste

Le transfert et la répétition 

28 

Claude AMIOT - Médecin gériatre

Pierre BERTRAND - Médecin gériatre

« La personne âgée » 

29 

Claude BARROIS - Psychiatre, Psychanalyste

Le traumatisme « second » 

 

 

 

 

1996

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

30 

Jean-Marie GAUTHIER - Psychiatre, Psychanalyste

Penser les somatisations dans une perspective psychodynamique 

31 

Journée :

Chantal CARIOU - Psychologue

Domitille DUVAL-ARNOULD - Magistrat

Jacques LEBOHEC - Commandant de police

Jeanne MORELLEC - Pédiatre

Françoise ZONABEND - Ethnologue

« L’Inceste » 

32 

Michel AUDISIO - Psychiatre

L’évolution de la psychiatrie 

 

 

 

 

 

 

1997

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

33 

Jean-Claude QUENTEL - Psychologue

De la responsabilité à la culpabilité des parents d’enfants à problèmes 

34 

Régnier PIRARD - Philosophe

L’irresponsabilité familiale (inceste et pédophilie) 

35 

Marie-Claude LAMBOTTE - Psychanalyste

Le négativisme mélancolique

36 

Marie-Michèle BOURRAT - Psychiatre, Psychanalyste

Fantômes et identité dans le développement des enfants confrontés à la mort d’un frère ou d’une sœur 

 

 

 

 

1998

N° 

Intervenant(s) 

Titre de la conférence 

37 

Colette DUFLOT - Psychologue

Jean-Pierre DUFLOT - Psychiatre

Les expertises de personnalité dans les procès judiciaires : 

pour quoi faire ? 

38 

Jérôme POREE - Philosophe

La Souffrance - Approche phénoménologique 

39 

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Tarifs 2018 2019

15 Octobre 2018, 15:58pm

Publié par Regards Cliniques

  • Tarif Adhésion : 28 €
  • Tarif Adhésion pour étudiants et demandeurs d’emploi : 14 €
  • L'adhésion donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.
  • Tarif Conférence Non Adhérent : 10 €
  • Tarif Conférence pour étudiants et demandeurs d’emploi : 5 €

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Conférence le mardi 20 Novembre 2018 avec Dominique DEPENNE

15 Octobre 2018, 15:36pm

Publié par Regards Cliniques

 

Ethique et accompagnement humain : distance et proximité

 

  1. Le mardi 20 novembre 2018  à 20h30
  2. Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

 

                   Après avoir différencié l'éthique de la morale et de la déontologie, Dominique DEPENNE s'attachera à mesurer les enjeux éthiques qui se posent pour tout professionnel qui accompagne des personnes dites « fragilisées ».

                   L'accompagnement est d'abord et avant tout une relation. Qu'est-ce qu'une relation d'un point de vue éthique ? Qu'est-ce que l'accueil, la rencontre, l'hospitalité, le face-à-face... d'un point de vue éthique ?

                   « Rester à distance » ou « être dans la proximité » ? Tel serait le dilemme du professionnel dans l'accompagnement et plus largement de l'homme face à l'énigme de la relation humaine. Les deux termes définiraient les deux seules positions entre lesquelles le professionnel pourrait choisir. 

                   Mais n'y a-t-il pas un piège à présenter les choses ainsi ? Par ailleurs, la proximité est-elle synonyme de fusion ?

                   Dominique DEPENNE s'attache à différencier les trois termes : distance, proximité et fusion.

                   La proximité est ce qui s'oppose radicalement et conjointement à la distance et à la fusion. 

                   L'analyse de Dominique DEPENNE interroge l'idéologie de la « mise à distance », destructrice de toute relation et conjointement interroge toute idée de fusion. La fusion annule autrui par absorption, tandis que la distance détruit les possibilités de relation par l'exclusion de l'autre.

                   Il soulignera la nécessité de refuser la notion de « l'infâme prise de l'autre » en charge, en soins...qui chosifie les personnes accompagnées. Accompagner, c'est « Aller de compagnie avec ».

                   Dominique DEPENNE développera et soutiendra l'idée qu'il n'existe qu'un « lieu » pour établir une relation d'accompagnement : la proximité, qui seule permet l'accueil et la rencontre éthiques entre l'accompagnant et l'accompagné.

 

Dominique DEPENNE

Docteur en sociologie politique, Ancien éducateur spécialisé et Chef de service,

Formateur à Buc-Ressources

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    • Tarif  : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi
  • L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence le jeudi 14 juin 2018 avec David BERNARD

28 Mai 2018, 21:13pm

Publié par Regards Cliniques

L'expérience de la pudeur

Jeudi 14 juin 2018

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

De quoi la pudeur est-elle le signe ? Nous partirons pour y répondre de la

clinique, en considérant les conditions d'avènement de la pudeur chez l'enfant, autant

que son vif retour à l'adolescence. Cette étude clinique nous permettra alors de

commenter pourquoi Jacques Lacan fit de la pudeur, pour la psychanalyse, une vertu.

Une vertu, et non une morale. Il faudra préciser la différence entre les deux, pour

éclairer d'une part ce qui fonde l'expérience de la pudeur, mais également situer sa

place en notre époque.

 

David BERNARD

 

Psychanalyste, membre de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien

(EPFCL),

Enseignant-chercheur en Psychopathologie à l’Université Rennes 2,

Auteur de « Lacan et la honte – De la honte à l’hontologie », Editions du Champ

lacanien, mai 2011.

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  • Tarif : Non Adhérent : 10 € - ó Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi
  • L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence du jeudi 12 avril 2018 avec Philippe GENUIT

21 Mars 2018, 14:06pm

Publié par Regards Cliniques

Soins pénalement obligés : soigne-t-on à contre gré ?

Jeudi 12 avril 2018 20h30 

Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 Les notions d’obligation et d’injonction de soin sont très discutées, entre le thérapeutique et le juridique. Depuis un passé récent la notion d’obligation, reprise dans la notion juridique de soins pénalement obligés, est comprise comme une contrainte, et non plus en son sens initial de contribution à la vie sociale. Par l’émergence de la notion demande en psychothérapie, le soin est conçu dans le souci d’une appropriation et participation du patient. La demande et l’appropriation d’une démarche thérapeutique recoupent la notion de consentement, toujours présente dans les soins pénalement obligés. Ce qui peut entrainer une certaine ambiguïté dans la prise en charge. Soigne-t-on hors demande véritable, et comment le soignant se positionne dans la relation transférentielle, quand la situation lui semble biaisée ? La demande peut-elle émerger d’une incitation plus ou moins contrainte aux soins, avec des personnes plus sujettes à l’agir qu’à l’élaboration psychique ? Ce pari thérapeutique est-il raisonnable ?

Philippe GENUIT Docteur en psychologie, Pôle de Psychiatrie et Conduites addictives en Milieu Pénitentiaire au Centre hospitalier Gérard Marchant de Toulouse

Discutant : Monsieur Thibaut LEPINE, Juge de l'application des peines au Tribunal de Grande Instance de Laval 

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement

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Conférence du jeudi 18 janvier 2018 avec Françoise SIRONI

25 Décembre 2017, 19:18pm

Publié par Regards Cliniques

Comment devient-on tortionnaire ?

Psychologie des auteurs de crimes contre l'humanité

 

  1. Le 18 janvier 2018

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

 

Hier comme aujourd’hui, les crimes contre l’humanité, crimes de génocide et crimes de guerre ont des conséquences humaines et sociétales graves et durables. Elles entachent la condition humaine, produisent des silences et des transmissions transgénérationnelles. Cela concerne les survivants et les descendants des victimes, les auteurs de ces crimes et leurs enfants, et l’ensemble des sociétés humaines.

 

Ce type de crimes est l’affaire de tous.

 

D’où cette question : comment et pourquoi devient-on un auteur de criminalité politique ? Alors que ni avant, ni après, celui-ci ne commettra plus de tels crimes ? Les auteurs de ce type de crimes ne présentent aucune psychopathologie, mais ils ne sont pas pour autant « normaux ». Ils sont le reflet de la manière dont la géopolitique, le social et l’Histoire traversent les subjectivités.

 

Pour illustrer son propos, Françoise SIRONI s’appuiera sur le cas de DUCH, directeur du camp de torture et de mort S-21, à l’époque des Khmers rouges au Cambodge. Il est personnellement responsable de 17 000 morts. Il a été jugé à Phnom Penh en 2009 et condamné à la détention à perpétuité.

 

Françoise SIRONI a été mandatée par le Tribunal Spécial Khmers rouges pour effectuer l’expertise psychologique de DUCH, qu’elle a rencontré en détention au cours de seize entretiens de trois heures chacun.

 

Elle nous livrera son analyse à la fois psychologique et géopolitique, et nous dira s’il est possible, pour les bourreaux, de sortir de l’état de désempathie et de déshumanisation dans lesquels ils furent plongés pour pouvoir commettre leurs crimes.

 

Françoise SIRONI

Psychologue, psychothérapeute, maître de conférences - Université Paris 8,

Expert près la Cour Pénale Internationale

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    1.  Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

 

Avec nos meilleurs voeux pour cette année 2018

 

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Conférence du jeudi 16 novembre 2017 avec Dominique FOLSCHEID

21 Octobre 2017, 12:20pm

Publié par Regards Cliniques

Jeudi 16 novembre 2017

 

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

L’autonomie du patient en débat

 

Que l'autonomie fasse partie des droits des patients apparaît à juste titre comme un moyen efficace d'en finir avec la tentation récurrente de la médecine de les traiter comme des mineurs irresponsables.

Mais si l'on se demande ce qu'il faut entendre ici par autonomie, les choses ne sont pas si simples, pour deux raisons. La première, fondamentale, est qu'il n'y a pas un seul concept de l'autonomie mais deux, et qui sont contradictoires entre eux. La seconde est qu'il est toujours difficile de transformer des concepts d'origine éthique en principes juridiques.

Le premier concept de l'autonomie vient de Kant : « à chacun de se donner à soi-même sa loi ». Il repose sur une éthique fondée sur la liberté, mais à condition qu'elle soit médiatisée par la moralité, sous peine de s'inverser en « hétéronomie ». L'autre concept, qui nous vient d'Amérique, doit sa formulation la plus nette à Tristram Engelhardt, qui fait de l'autonomie un principe fondé sur l'éthique utilitariste : « le bien, c'est ma préférence ».

Ces divergences ont des racines d'ordre religieux, en rapport avec le protestantisme nord-américain, comme d'ordre historique, puisque l'Amérique a dû transformer la loi en règle du jeu procédurale, afin d'assurer la coexistence entre des communautés fort diverses.

De ces différences résultent deux approches divergentes de la médecine : soit la médecine est d'abord une mission, veillant à respecter son éthique ; soit elle tend vers la prestation de service, réglée par contrat entre les parties, avec le juge pour arbitre.

Dans la situation qui est la nôtre, domine une sorte de mélange hésitant entre ces deux grandes options, alors que les mêmes questions se posent toujours sur le terrain. Qu'en est-il de l'autonomie du patient quand elle est oblitérée par sa vulnérabilité ? Jusqu'à quel point oblige-t-elle le médecin, lui aussi autonome ? Permet-elle au médecin de s'exonérer de sa propre responsabilité ? Où placer les limites de la médecine, tant en excès qu'en défaut ? Est-ce à la loi de régler d'avance tous les problèmes, comme si l'éthique était soluble dans le droit ?

 

Dominique FOLSCHEID

Professeur émérite de Philosophie morale et politique à l’Université Paris-Est,

Co-Directeur du Département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins, Paris

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Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Programme 2017-2018

21 Octobre 2017, 12:10pm

Publié par Regards Cliniques

 

 

REGARDS CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2017-2018

 

Jeudi 16 novembre 2017

 

L’autonomie du patient en débat

 

Que l'autonomie fasse partie des droits des patients apparaît à juste titre comme un moyen efficace d'en finir avec la tentation récurrente de la médecine de les traiter comme des mineurs irresponsables.

Mais si l'on se demande ce qu'il faut entendre ici par autonomie, les choses ne sont pas si simples, pour deux raisons. La première, fondamentale, est qu'il n'y a pas un seul concept de l'autonomie mais deux, et qui sont contradictoires entre eux. La seconde est qu'il est toujours difficile de transformer des concepts d'origine éthique en principes juridiques.

Le premier concept de l'autonomie vient de Kant : « à chacun de se donner à soi-même sa loi ». Il repose sur une éthique fondée sur la liberté, mais à condition qu'elle soit médiatisée par la moralité, sous peine de s'inverser en « hétéronomie ». L'autre concept, qui nous vient d'Amérique, doit sa formulation la plus nette à Tristram Engelhardt, qui fait de l'autonomie un principe fondé sur l'éthique utilitariste : « le bien, c'est ma préférence ».

Ces divergences ont des racines d'ordre religieux, en rapport avec le protestantisme nord-américain, comme d'ordre historique, puisque l'Amérique a dû transformer la loi en règle du jeu procédurale, afin d'assurer la coexistence entre des communautés fort diverses.

De ces différences résultent deux approches divergentes de la médecine : soit la médecine est d'abord une mission, veillant à respecter son éthique ; soit elle tend vers la prestation de service, réglée par contrat entre les parties, avec le juge pour arbitre.

Dans la situation qui est la nôtre, domine une sorte de mélange hésitant entre ces deux grandes options, alors que les mêmes questions se posent toujours sur le terrain. Qu'en est-il de l'autonomie du patient quand elle est oblitérée par sa vulnérabilité ? Jusqu'à quel point oblige-t-elle le médecin, lui aussi autonome ? Permet-elle au médecin de s'exonérer de sa propre responsabilité ? Où placer les limites de la médecine, tant en excès qu'en défaut ? Est-ce à la loi de régler d'avance tous les problèmes, comme si l'éthique était soluble dans le droit ?

 

Dominique FOLSCHEID

Professeur émérite de Philosophie morale et politique à l’Université Paris-Est,

Co-Directeur du Département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins, Paris

 

Jeudi 18 janvier 2018

 

Comment devient-on tortionnaire ?

Psychologie des auteurs de crimes contre l'humanité

 

Hier comme aujourd’hui, les crimes contre l’humanité, crimes de génocide et crimes de guerre ont des conséquences humaines et sociétales graves et durables. Elles entachent la condition humaine, produisent des silences et des transmissions transgénérationnelles. Cela concerne les survivants et les descendants des victimes, les auteurs de ces crimes et leurs enfants, et l’ensemble des sociétés humaines.

 

Ce type de crimes est l’affaire de tous.

 

D’où cette question : comment et pourquoi devient-on un auteur de criminalité politique ? Alors que ni avant, ni après, celui-ci ne commettra plus de tels crimes ? Les auteurs de ce type de crimes ne présentent aucune psychopathologie, mais ils ne sont pas pour autant « normaux ». Ils sont le reflet de la manière dont la géopolitique, le social et l’Histoire traversent les subjectivités.

 

Pour illustrer son propos, Françoise SIRONI s’appuiera sur le cas de DUCH, directeur du camp de torture et de mort S-21, à l’époque des Khmers rouges au Cambodge. Il est personnellement responsable de 17 000 morts. Il a été jugé à Phnom Penh en 2009 et condamné à la détention à perpétuité.

 

 

 

 

Françoise SIRONI a été mandatée par le Tribunal Spécial Khmers rouges pour effectuer l’expertise psychologique de DUCH, qu’elle a rencontré en détention au cours de seize entretiens de trois heures chacun.

 

Elle nous livrera son analyse à la fois psychologique et géopolitique, et nous dira s’il est possible, pour les bourreaux, de sortir de l’état de désempathie et de déshumanisation dans lesquels ils furent plongés pour pouvoir commettre leurs crimes.

 

Françoise SIRONI

Psychologue, psychothérapeute, maître de conférences - Université Paris 8,

Expert près la Cour Pénale Internationale

 

Jeudi 12 avril 2018

 

Soins pénalement obligés : soigne-t-on à contre gré ?

 

Les notions d’obligation et d’injonction de soin sont très discutées, entre le thérapeutique et le juridique.

 

Depuis un passé récent la notion d’obligation, reprise dans la notion juridique de soins pénalement obligés, est comprise comme une contrainte, et non plus en son sens initial de contribution à la vie sociale. Par l’émergence de la notion demande en psychothérapie, le soin est conçu dans le souci d’une appropriation et participation du patient. La demande et l’appropriation d’une démarche thérapeutique recoupent la notion de consentement, toujours présente dans les soins pénalement obligés. Ce qui peut entrainer une certaine ambiguïté dans la prise en charge.

 

Soigne-t-on hors demande véritable, et comment le soignant se positionne dans la relation transférentielle, quand la situation lui semble biaisée ?

 

La demande peut-elle émerger d’une incitation plus ou moins contrainte aux soins, avec des personnes plus sujettes à l’agir qu’à l’élaboration psychique ? Ce pari thérapeutique est-il raisonnable ?

 

Philippe GENUIT

Docteur en psychologie, Pôle de Psychiatrie et Conduites addictives en Milieu Pénitentiaire au Centre hospitalier Gérard Marchant de Toulouse

 

Jeudi 14 juin 2018

 

L'expérience de la pudeur

 

De quoi la pudeur est-elle le signe ? Nous partirons pour y répondre de la clinique, en considérant les conditions d'avènement de la pudeur chez l'enfant, autant que son vif retour à l'adolescence. Cette étude clinique nous permettra alors de commenter pourquoi Jacques Lacan fit de la pudeur, pour la psychanalyse, une vertu. Une vertu, et non une morale. Il faudra préciser la différence entre les deux, pour éclairer d'une part ce qui fonde l'expérience de la pudeur, mais également situer sa place en notre époque.

 

David BERNARD

Psychanalyste, membre de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien (EPFCL),

Enseignant-chercheur en Psychopathologie à l’Université Rennes 2

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Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

229, boulevard Paul Lintier

          1.  :  : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement

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Conférence du mercredi 10 mai 2017 avec Patrick Coupechoux

24 Avril 2017, 18:16pm

Publié par Regards Cliniques

REGARDS CLINIQUES

L'humanité de la folie : Une question politique

 

                         Le Mercredi 10 mai 2017

20h30 – Salle de spectacle du CHNM -

53100 MAYENNE

Au cours de l'histoire, on a toujours dénié aux fous la qualité d'êtres humains. On les a brûlés au Moyen Âge, parqués dans l'hôpital général de Louis XIV, enfermés dans l'asile, on les a laissés mourir de faim durant l'Occupation, exterminés sous le régime nazi.

 

Pourtant, la folie appartient à l'humanité : elle concerne l'existence même, et pas seulement des symptômes ou ce qui pourrait être leur fondement biologique.

 

Oublier cela, c'est la condamner au rejet, à l'exclusion, à l'enfermement, c'est se condamner à ne jamais la comprendre et à ne jamais entendre ce qu'elle dit de notre monde.

           Patrick COUPECHOUX

Journaliste spécialiste de la psychiatrie, collaborateur du Monde diplomatique

 

 

En partenariat avec le Conseil Intercommunal en Santé Mentale (CISM)

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

 

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Conférence du mercredi 27 mars 2017 avec Alexandre LEVY

10 Mars 2017, 10:06am

Publié par Regards Cliniques

 

CONFERENCE-DEBAT le Mercredi 29 mars 2017 à 20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

Tous bipolaires ? Psychopathologie versus pathologisation de la vie quotidienne

 

Les troubles bipolaires font partie des pathologies dont la dénomination participe d'une réforme des discours et des représentations des maladies mentales. Or, ce changement signe de manière caractérisée un point de bascule concernant l'approche même de la clinique. Ainsi l'investigation clinique différentielle semble laisser place à une clinique standardisée des troubles, en visant une simplification et un certain pragmatisme, en lien à des enjeux financiers colossaux. Nous vous proposons ici de discuter des points épistémologiques qui soutiennent ces différentes orientations cliniques.

 

Alexandre LEVY

Psychologue Clinicien,

Maître de conférences à l'Université Catholique de L'Ouest (UCO) ANGERS

 

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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