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PROGRAMME 2010- 2011

, 10:24am

Lundi 29 novembre 2010 avec Walter Hesbeen

  • Le travail de considération pour l'humain comme fondement du système de soins

S'il est fréquent d'indiquer que le patient est placé au "centre" du système de soins, il apparaît
de plus en plus important aujourd'hui de s'interroger sur la considération que l’on a pour ce
patient au-delà de la place qui lui est ainsi désignée. En effet, quelles que soient la nature,
l’importance et la fréquence des soins qu’il requiert, l’humain n’est pas réductible à ceux-ci. Il vit
de manière particulière et à nulle autre pareille ce qu’il a à vivre à l’occasion des soins qui lui
sont donnés. Il exprime ainsi et de manière parfois déroutante pour les professionnels sa
singularité. L’accueil de cette singularité de l’humain concret ne peut se réaliser sans porter sur
chacun un regard singulier et bienveillant et sans lequel il ne pourra être ni respecté ni bien
traité. Il permet aux professionnels de déployer avec subtilité une intelligence du singulier
faisant évoluer la pratique d’une logique de soins à une logique soignante.
Walter Hesbeen
Infirmier et Docteur en santé publique
Responsable pédagogique du GEFERS – Paris
GEFERS : Groupe francophone d’études et de formations en éthique de la relation de service et de soin
Chargé de cours invité à la Faculté de Santé Publique de l’Université catholique de Louvain - Bruxelles

 

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Mardi 15 février 2011avec Pr.Pierre Delion

 

  • Quelle psychiatrie pour demain?

Après la deuxième guerre mondiale, la psychiatrie est devenue une pratique de la relation
humaine digne de ce nom grâce à la doctrine de la psychiatrie de secteur, en appui sur les
concepts de la psychothérapie institutionnelle. Dans les lieux de soins où elle a pu
effectivement et authentiquement se mettre en place, elle a transformé de façon radicale les
pratiques et les théorisations de "psychopathologie transférentielle", obligeant à des nouvelles
métapsychologies de la maladie mentale et de la souffrance psychique.
Ailleurs elle a, sous des apparences modernes, continué à cultiver les mécanismes asilaires.
Les conditions actuelles, tant sur le plan sociétal que politique, bouleversent ces données, en
amenant les pratiques psychiatriques sur le terrain trompeur de la vérité scientifique ou celui
d'une mise en ordre des déviances sociétales; Aussi bien les personnes concernées que leurs
familles, les professionnels que les citoyens doivent se poser la question de quelle psychiatrie
demain sera fait.
Pr.Pierre Delion
Professeur de pédopsychiatrie, faculté de médecine de Lille
Psychanalyste
Responsable du service de pédopsychiatrie, CHRU de Lille.


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Janvier ou Mars 2011 (date à préciser) avec Dominique Youf

  • Penser les droits de l’enfant

D’où vient l’idée des droits de l’enfant ? Si l’enfant est sujet de droit, à quelle responsabilité estil
assujetti ?
Face aux droits de l’enfant, quels sont les devoirs des parents et de l’Etat ?
Comment sauvegarder une filiation assurée et complète à travers la pluralité des formes de la
famille aujourd’hui (familles légitimes, naturelles, monoparentales, avec enfants adoptés ou nés
par procréation assistée) ?
Penser les droits de l’enfant montre toute la difficulté et tout l’intérêt de l’idée de droits de
l’enfant, en établissant un dialogue constant avec la législation et la jurisprudence les plus
récentes.
Dominique Youf
Docteur en Philosophie
Travaille à la protection judiciaire de la jeunesse et a publié plusieurs articles sur le droit de l’enfant.

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Mardi 10 mai 2010 avec Sophie Marinopoulos

  • Le déni de grossesse

Comprendre le déni c’est tendre vers une analyse qui s’inscrit dans notre spécificité humaine,
qui approche notre identité relationnelle, là où la vie, affective et émotionnelle, fond notre être,
et nous rend Sujet. Ainsi nous irons vers une compréhension profonde, intérieure, qui va où les
émotions surgissent et créent des enjeux psychiques souvent insoupçonnables, à l’origine de
chaque histoire parentale singulière.
Dans le cas d’un déni avec néonaticide, la compréhension ne cherche pas à excuser le crime
commis mais à transformer le fait divers en récit de vie, afin de l’appréhender autrement et de le
prévenir.
La prévention commence par notre capacité à ne pas rester sidéré par l’horreur d’un acte en
allant vers la vérité historique de la personne qui est selon Alain Green « un produit complexe
qui mêle un peu de réalité matérielle à beaucoup de réalité psychique».
Sophie Marinopoulos
Psychologue, psychanalyste à l'hôpital mère enfant du CHU de Nantes.
Consultante sur les questions de parentalité, d'enfance, de famille, de filiation et engagée dans la
reconnaissance de la santé psychique comme faisant partie intégrante des problèmes de santé publique.
A fondé l'Association pour la prévention et la promotion de la santé psychique "PPSP"
Directrice du lieu d'accueil et d'écoute des familles " Les pâtes au beurre" à NANTES.