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Programme 2015-2016

, 10:25am

Publié par Regards Cliniques

REGARDS CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

Mayenne, le 9 octobre 2015

Cher(e) adhérent(e), Madame, Monsieur,

L’association Regards Cliniques (association de recherche sur les liens entre la clinique psychiatrique et les sciences humaines) a le plaisir de vous proposer son 27ème programme annuel de conférences-débats.

Comme vous le savez l’association a pour objectif d’être un lieu de réflexion et d’échanges pluridisciplinaires autour de la psychopathologie et des pratiques professionnelles s’y rapportant dans les domaines de la santé, du social, du médico-social, du judiciaire, de l'éthique ou encore de l’éducation.

Les quatre conférences-débats annuelles ont lieu à la salle de spectacle du CHNM, la bibliothèque médicale du CHNM étant le lieu du siège social de l’association.

Chaque conférence-débat fait l’objet d’une retranscription littérale et d’une publication éditée dans les Cahiers de Regards Cliniques disponibles à la vente.

L’intérêt que vous manifestez par rapport à notre programme de conférences-débats depuis 27 ans nous semble témoigner du fait que notre activité répond à un besoin sur le département de la Mayenne et nous pouvons dire qu'il suscite également l'intérêt de professionnels des départements limitrophes, à savoir la Sarthe, l'Ille-et-Vilaine, l'Orne et le Maine-et-Loire.

Pour la troisième année, l'association organise une conférence-débat en partenariat avec le Conseil Intercommunal en Santé Mentale du Pays de Mayenne (CISM) en tant qu'association de recherches pouvant mettre en œuvre des actions thématiques en lien avec les axes de travail du CISM concernant « La promotion de la santé mentale des personnes en situation de précarité » et « La favorisation de l'insertion par le logement des personnes souffrant de troubles psychiques »

Après la conférence-débat « La psychiatrie citoyenne » du Dr Jean-Luc ROELANDT du 8 avril 2014 et « Précarité, exclusion et désubjectivation » du Dr Sylvie QUESEMAND-ZUCCA du 19 novembre 2014, nous aurons le jeudi 3 mars 2016, une conférence-débat sur « Les différentes manières d'habiter » qui sera donnée par deux psychologues cliniciens de l'association ADGESTI (Association Départementale de Gestion des Structures Intermédiaires) en Sarthe.

Si vous souhaitez nous soutenir par votre adhésion, je rappelle qu’elle est d’un montant de 28 euros et qu’elle permet l’entrée gratuite aux quatre conférences-débats de l’année.

Vous trouverez joint à cette lettre le programme des conférences-débats 2015/2016, ainsi que l’affiche et l’argument de la première conférence du jeudi 5 novembre 2015 sur le thème « Pour une clinique des souffrances subjectives dans la maladie d'Alzheimer : souffrance du sujet et de ses proches»

Si vous souhaitez recevoir par mail les informations concernant notre programme, vous procurer les cahiers de Regards Cliniques ou pour toute autre information envoyez-nous un message à l’adresse : regardscliniques53@yahoo.fr.

Vous pouvez également nous joindre par téléphone au 06.26.06.68.69

Vous trouverez la liste des publications de Regards Cliniques sur : regardclinique53.over-blog.fr.

Bien cordialement Marilyne DIVEU

Présidente de Regards Cliniques

CONFÉRENCES-DÉBATS 2015-2016

Jeudi 5 novembre 2015

Pour une clinique des souffrances subjectives dans la maladie d’Alzheimer : souffrance du sujet et de ses proches

Cette présentation vise à nuancer la problématique de la souffrance qui entoure la maladie d’Alzheimer, et notamment celle des malades et de leurs proches. Ces souffrances, que nous appelons souffrances Alzheimer, ne sont pas uniformes, ne sont pas constantes, peuvent arriver à différentes étapes de la maladie chez différents sujets, elles ne sont pas toujours liées directement à la maladie d’Alzheimer, même si la maladie peut favoriser leur apparition.

Comment souffre-t-on de la maladie d’Alzheimer aujourd’hui ? Quelles sont les réponses qu’on apporte aux malades et quelles sont les réponses qu’ils nous donnent ? Nous allons essayer d’aborder toutes ces questions.

Ina MOLDOVEANU

Psychologue clinicienne

Docteur en psychologie

Responsable de projets Bistrot-mémoire, Ateliers créatifs, Clinique des Augustines à Malestroit

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Mercredi 13 janvier 2016

Expériences de la douleur : approche anthropologique

Comme les autres perceptions sensorielles, la douleur n’est pas l’enregistrement d’une donnée physiologique, mais une interprétation, une traduction en termes intimes d’une altération pénible de soi. Ce n’est pas le corps qui souffre mais l’individu en son entier. D’où la diversité des attitudes pour des personnes atteintes des mêmes pathologies et des mêmes symptômes. La douleur est toujours mêlée de sens c’est pourquoi elle est vécue comme une souffrance à un degré plus ou moins accentué selon les individus et les circonstances. Subie, elle est plutôt destructrice, choisie, elle permet de mieux se connaitre et elle est inhérente à certaines activités valorisées. En outre la blessure délibérée permet à des adolescentes à travers leurs scarifications de s’opposer à leur souffrance d’existence.

David LE BRETON

Professeur de sociologie à l’université de Strasbourg

Membre de l’Institut Universitaire de France et du Laboratoire URA-CNRS « Cultures et société en Europe »

Auteur notamment de : Expériences de la douleur. Entre destruction et renaissance (Métailié), Anthropologie de la douleur (Métailié), Disparaitre de soi. Une tentation contemporaine (Métailié), ou Anthropologie du corps et modernité (PUF).

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Jeudi 3 mars 2016

La diversité des manières d’habiter

Dans le cadre de nos pratiques médico-sociales en milieu ouvert, nous rencontrons des personnes sans logement, dehors, dans un squat, dans leur famille, chez des amis, avec un logement mais non-investi, avec un logement mais qui sert d’abri etc… A chaque fois la demande, « la porte d’entrée » médico-sociale est liée au logement : « je veux un logement », « j’ai des troubles du voisinage », « je vais être expulsé de chez moi», « je veux changer de logement » etc...

Qu’en est-il de ces formulations quand on les prend comme des symptômes retentissant dans le rôle social d’habitant ?

Comment s’y prend-on pour lier ces symptômes aux demandes sociales de diagnostics et d’accompagnements ? Nous vous présenterons notre réflexion en mettant en rapport nos rencontres avec des habitants en difficultés et certains concepts de la psychanalyse et de la théorie de la médiation, dont nous faisons usage pour orienter nos interventions.

Florent CADET et Karen LUCAS,

Psychologues à l’association ADGESTI (Association Départementale de Gestion des Structures Intermédiaires) en Sarthe, (www.ADGESTI.fr)

Karen Lucas

Psychologue clinicienne, responsable du Pôle Médico-Social, praticienne dans le service SAMSAH (Service d’Aide Médico-Social pour Adulte Handicapé) et sur le service diagnostic habitant/habitat.

Florent Cadet

Psychologue clinicien, dans le service SAMSAH (Service d’Aide-Médico-Social pour Adulte Handicapé) et sur le service diagnostic habitant/habitat.

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Mardi 31 mai 2016

Quelle compréhension des difficultés scolaires aujourd'hui ?

Quelles causalités à l’œuvre ?

L'échec scolaire est aujourd'hui de plus en plus fréquemment interprété en termes de défaillances individuelles imputées à des causes médico-psychologiques. Dans cette logique, les difficultés scolaires des élèves sont attribuées à des causes psychologiques (phobie scolaire, instabilité psychoaffective, etc...) ou neurologiques (galaxie des « dys », hyperactivité, précocité intellectuelle, etc…). Comment expliquer cette évolution ? Quels sont les effets de cette « médicalisation » de l'échec scolaire pour les enseignants, l'élève et sa famille ?

A placer du côté de l’enfant et de ses qualités la source de sa réussite ou de son échec à l’école, ne risque-t-on pas d’évacuer les dimensions pédagogiques, contextuelles, institutionnelles et environnementales ?

Ainsi le risque ne serait-il pas de mettre les causes de l'échec scolaire hors de l'école et de la vie sociale?

Les difficultés rencontrées par les enfants à l’école sont le plus souvent complexes et multicausales. N’est-il pas essentiel de pouvoir mettre en place des analyses et des réponses pluri-professionnelles au sein de l’école avec l’enfant et ses parents et, lorsque nécessaire, en partenariat avec les services extérieurs et les autres professionnels de l’enfance?

Véronique LE MEZEC

Psychologue clinicienne, Psychologue scolaire éducation nationale – 1er degré

Vice-Présidente de l’AFPEN (Association Française des Psychologues de l’Education Nationale)