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Programme 2017-2018

21 Octobre 2017, 12:10pm

Publié par Regards Cliniques

 

 

REGARDS CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2017-2018

 

Jeudi 16 novembre 2017

 

L’autonomie du patient en débat

 

Que l'autonomie fasse partie des droits des patients apparaît à juste titre comme un moyen efficace d'en finir avec la tentation récurrente de la médecine de les traiter comme des mineurs irresponsables.

Mais si l'on se demande ce qu'il faut entendre ici par autonomie, les choses ne sont pas si simples, pour deux raisons. La première, fondamentale, est qu'il n'y a pas un seul concept de l'autonomie mais deux, et qui sont contradictoires entre eux. La seconde est qu'il est toujours difficile de transformer des concepts d'origine éthique en principes juridiques.

Le premier concept de l'autonomie vient de Kant : « à chacun de se donner à soi-même sa loi ». Il repose sur une éthique fondée sur la liberté, mais à condition qu'elle soit médiatisée par la moralité, sous peine de s'inverser en « hétéronomie ». L'autre concept, qui nous vient d'Amérique, doit sa formulation la plus nette à Tristram Engelhardt, qui fait de l'autonomie un principe fondé sur l'éthique utilitariste : « le bien, c'est ma préférence ».

Ces divergences ont des racines d'ordre religieux, en rapport avec le protestantisme nord-américain, comme d'ordre historique, puisque l'Amérique a dû transformer la loi en règle du jeu procédurale, afin d'assurer la coexistence entre des communautés fort diverses.

De ces différences résultent deux approches divergentes de la médecine : soit la médecine est d'abord une mission, veillant à respecter son éthique ; soit elle tend vers la prestation de service, réglée par contrat entre les parties, avec le juge pour arbitre.

Dans la situation qui est la nôtre, domine une sorte de mélange hésitant entre ces deux grandes options, alors que les mêmes questions se posent toujours sur le terrain. Qu'en est-il de l'autonomie du patient quand elle est oblitérée par sa vulnérabilité ? Jusqu'à quel point oblige-t-elle le médecin, lui aussi autonome ? Permet-elle au médecin de s'exonérer de sa propre responsabilité ? Où placer les limites de la médecine, tant en excès qu'en défaut ? Est-ce à la loi de régler d'avance tous les problèmes, comme si l'éthique était soluble dans le droit ?

 

Dominique FOLSCHEID

Professeur émérite de Philosophie morale et politique à l’Université Paris-Est,

Co-Directeur du Département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins, Paris

 

Jeudi 18 janvier 2018

 

Comment devient-on tortionnaire ?

Psychologie des auteurs de crimes contre l'humanité

 

Hier comme aujourd’hui, les crimes contre l’humanité, crimes de génocide et crimes de guerre ont des conséquences humaines et sociétales graves et durables. Elles entachent la condition humaine, produisent des silences et des transmissions transgénérationnelles. Cela concerne les survivants et les descendants des victimes, les auteurs de ces crimes et leurs enfants, et l’ensemble des sociétés humaines.

 

Ce type de crimes est l’affaire de tous.

 

D’où cette question : comment et pourquoi devient-on un auteur de criminalité politique ? Alors que ni avant, ni après, celui-ci ne commettra plus de tels crimes ? Les auteurs de ce type de crimes ne présentent aucune psychopathologie, mais ils ne sont pas pour autant « normaux ». Ils sont le reflet de la manière dont la géopolitique, le social et l’Histoire traversent les subjectivités.

 

Pour illustrer son propos, Françoise SIRONI s’appuiera sur le cas de DUCH, directeur du camp de torture et de mort S-21, à l’époque des Khmers rouges au Cambodge. Il est personnellement responsable de 17 000 morts. Il a été jugé à Phnom Penh en 2009 et condamné à la détention à perpétuité.

 

 

 

 

Françoise SIRONI a été mandatée par le Tribunal Spécial Khmers rouges pour effectuer l’expertise psychologique de DUCH, qu’elle a rencontré en détention au cours de seize entretiens de trois heures chacun.

 

Elle nous livrera son analyse à la fois psychologique et géopolitique, et nous dira s’il est possible, pour les bourreaux, de sortir de l’état de désempathie et de déshumanisation dans lesquels ils furent plongés pour pouvoir commettre leurs crimes.

 

Françoise SIRONI

Psychologue, psychothérapeute, maître de conférences - Université Paris 8,

Expert près la Cour Pénale Internationale

 

Jeudi 12 avril 2018

 

Soins pénalement obligés : soigne-t-on à contre gré ?

 

Les notions d’obligation et d’injonction de soin sont très discutées, entre le thérapeutique et le juridique.

 

Depuis un passé récent la notion d’obligation, reprise dans la notion juridique de soins pénalement obligés, est comprise comme une contrainte, et non plus en son sens initial de contribution à la vie sociale. Par l’émergence de la notion demande en psychothérapie, le soin est conçu dans le souci d’une appropriation et participation du patient. La demande et l’appropriation d’une démarche thérapeutique recoupent la notion de consentement, toujours présente dans les soins pénalement obligés. Ce qui peut entrainer une certaine ambiguïté dans la prise en charge.

 

Soigne-t-on hors demande véritable, et comment le soignant se positionne dans la relation transférentielle, quand la situation lui semble biaisée ?

 

La demande peut-elle émerger d’une incitation plus ou moins contrainte aux soins, avec des personnes plus sujettes à l’agir qu’à l’élaboration psychique ? Ce pari thérapeutique est-il raisonnable ?

 

Philippe GENUIT

Docteur en psychologie, Pôle de Psychiatrie et Conduites addictives en Milieu Pénitentiaire au Centre hospitalier Gérard Marchant de Toulouse

 

Jeudi 14 juin 2018

 

L'expérience de la pudeur

 

De quoi la pudeur est-elle le signe ? Nous partirons pour y répondre de la clinique, en considérant les conditions d'avènement de la pudeur chez l'enfant, autant que son vif retour à l'adolescence. Cette étude clinique nous permettra alors de commenter pourquoi Jacques Lacan fit de la pudeur, pour la psychanalyse, une vertu. Une vertu, et non une morale. Il faudra préciser la différence entre les deux, pour éclairer d'une part ce qui fonde l'expérience de la pudeur, mais également situer sa place en notre époque.

 

David BERNARD

Psychanalyste, membre de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien (EPFCL),

Enseignant-chercheur en Psychopathologie à l’Université Rennes 2

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Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

229, boulevard Paul Lintier

          1.  :  : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement

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Programme 2016-2017

23 Octobre 2016, 19:50pm

Publié par Regards Cliniques

@

REGARDS CLINIQUES

 

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2016-2017

 

 

Mardi 11 octobre 2016

 

L'annonce d'une mauvaise nouvelle :

de l'information éclairée à l'éthique du sujet

 

L’annonce d’une mauvaise nouvelle dans le cadre de maladie grave, de situation de handicap… a été marquée ces 20 dernières années par la mutation profonde de la relation de soin, évoluant d’un paternalisme bienveillant à des principes autonomistes forts. Il en a résulté la nécessité de dire en tenant compte des enjeux psychiques liés à ces annonces difficiles… Difficulté pour celui qui reçoit l’annonce et pour ses proches bien-sûr, mais difficulté également pour celui qui annonce.

            La traversée de ces temps singuliers s’arrête-t-elle à la compréhension par les professionnels des mécanismes de défense, de ces listings des mouvements psychiques vécus par les patients, les proches et les annonceurs ? Y porter intérêt a ouvert la voie à la parole du sujet, mais ne risque-t-on pas ici de réduire le sujet à son strict fonctionnement économique et défensif ? Ne risque-t-on pas d’évacuer certains éprouvés et certains remaniements psychiques nécessaires ? Comment étendre cet intérêt au fonctionnement dynamique du sujet ? Comment introduire la notion d’ajustement des professionnels pour articuler le temps et la traversée de l’annonce à l’éthique du sujet ? Finalement, quelle cohabitation possible entre réalité médicale et vérité subjective ?

            Croiser les regards sur ces enjeux psychiques et développer ces notions dans l'ancrage éthique contemporain et notamment sous l'angle du principe autonomiste paraît aujourd’hui essentiel : il s’agira de mettre en perspective la vérité du sujet et les conflits d’intérêt entre valeurs et normes dans ce temps singulier et particulier de l’annonce d’une mauvaise nouvelle.

 

Anne-Laure ANDRE-BERTON est psychologue clinicienne, titulaire d’un master de recherche en éthique en santé et membre de différents comités d'éthique d'établissements de santé. Une partie de son activité tend à promouvoir la démarche éthique auprès des professionnels du secteur sanitaire et médico-social.

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Mercredi 25 janvier 2017

 

Les processus du deuil

 

Le deuil n'est pas l'affaire d'un instant. Il dure, persiste, se transforme, ravage la vie psychique d'un individu en s'insinuant dans les méandres de l'inconscient. Comment résister à une perte qui n'est pas seulement la perte de l'autre, mais aussi celle de quelque chose de soi ?

En s'appuyant sur une longue expérience clinique d'écoute de personnes endeuillées et en s'inscrivant en porte-à-faux contre les prescriptions contemporaines de "consolation" et de "remplacement" de l'être perdu, José Morel Cinq-Mars livrera des pistes pour approcher ce qui peut sembler incompréhensible dans les processus du deuil, pour éclairer un peu ce qu'est ce temps particulier et partager ce que lui ont appris les endeuillés, ces hommes, ces femmes et ces enfants qui traversaient ce que, paraphrasant Philippe Ariès, elle nomme un "deuil ensauvagé". 

José MOREL CINQ-MARS

Psychologue et Psychanalyste,

Auteur de « Le deuil ensauvagé », Éditions PUF.

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Mercredi 29 mars 2017

 

Tous bipolaires ? Psychopathologie versus
pathologisation de la vie quotidienne

 

Les troubles bipolaires font parties des pathologies dont la dénomination participe d'une réforme des discours et des représentations des maladies mentales. Or, ce changement signe de manière caractérisée un point de bascule concernant l'approche même de la clinique. Ainsi l'investigation clinique différentielle semble laisser place à une clinique standardisée des troubles, en visant une simplification et un certain pragmatisme, en lien à des enjeux financiers colossaux. Nous vous proposons ici de discuter des points épistémologiques qui soutiennent ces différentes orientations cliniques.

 

Alexandre LEVY

Psychologue Clinicien, Maître de conférences à l'Université Catholique de L'Ouest (UCO) ANGERS

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Mercredi 10 mai 2017

 

 

L'humanité de la folie :

Une question politique

 

Au cours de l'histoire, on a toujours dénié aux fous la qualité d'êtres humains. On les a brûlés au Moyen Âge, parqués dans l'hôpital général de Louis XIV, enfermés dans l'asile, on les a laissés mourir de faim durant l'Occupation, exterminés sous le régime nazi.

Pourtant, la folie appartient à l'humanité : elle concerne l'existence même, et pas seulement des symptômes ou ce qui pourrait être leur fondement biologique.

Oublier cela, c'est la condamner au rejet, à l'exclusion, à l'enfermement. C'est se condamner à ne jamais la comprendre et à ne jamais entendre ce qu'elle dit de notre monde.

 

Patrick COUPECHOUX

Journaliste spécialiste de la psychiatrie

Collaborateur du Monde diplomatique

Auteur de « Un homme comme vous : essai sur l’humanité de la folie », édit du Seuil, 2014

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Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

 

Tarif : Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi
L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement

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PROGRAMME 2014-2015

19 Octobre 2014, 11:05am

Publié par Regards Cliniques

REGARDS  CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2014-2015

 

Mercredi 19 novembre 2014

En partenariat avec la communauté de communes du pays de Mayenne
dans le cadre du conseil intercommunal en santé mental
.

  

Précarité, exclusion et désubjectivation

 

Au cours de ces années, le monde de la rue s'est agrandi, complexifié, étendu, peuplé de nouveaux individus: des femmes de plus en plus nombreuses, des jeunes enfants avec leurs chiens ou leurs rats, des étrangers sans papiers, des personnes âgées égarées, des travailleurs pauvres sans logement, des malades isolés. Un monde avec ses niches, ses "sites", ses rites et ses routines, mais où la souffrance, la violence et l'alcool sont omniprésents.

 Sylvie QUESEMAND-ZUCCA analyse les effets, sur la durée, de la vie sans abri: la perte des repères fondamentaux que sont l'espace, le temps, le langage, le rapport au corps, le rapport à l'altérité et donc à l'échange. Elle montre, sans pathos, comment l'inutilité, la honte, la relégation produisent une lente déshumanisation. Elle nous livre sa vision clinique du monde de la rue avec beaucoup d'engagement et de questions pertinentes. Elle s'attache à la notion "d'un prendre soin au delà du soin" pour toutes ces personnes aux prises avec un processus de désocialisation propre à la rue, aux fins qu'elles puissent se réapproprier l'idée et la consistance intérieure d'être une personne avec un passé, un présent et un avenir.

Sylvie QUESEMAND-ZUCCA

Psychiatre, Psychanalyste, Membre de l'équipe mobile « Souffrance et Précarité » de l'hôpital Esquirol en liaison avec le Samu social de Paris.

 

Jeudi 29 janvier 2015

 

Clinique des addictions: que sont nos névrosés devenus ?

 

Si l'on avait dit à Freud, à la fin du XIXème siècle, que l'on allait ouvrir des services d'addictologie un peu partout, il aurait probablement fait une moue dubitative. Les problèmes de toxicomanie ou d'alcoolisme existaient, certes, mais étaient volontiers réservés aux marginaux, aux artistes voire aux médecins. Quelques changements sont passés par là, au sein de nos sociétés occidentales, pour en arriver à la situation actuelle : progrès scientifiques (technologiques et médicaux), libération des mœurs, récusation (et non simplement contestation) de l'autorité symbolique... Doit-on s'en réjouir ou le déplorer? Je réponds d'emblée : "aucun des deux" ! Nous avons, cliniciens, travailleurs sociaux, chercheurs, à essayer de repérer les conséquences de ces changements. D'où la question, double, que nous posons : que sont devenus les névrosés du siècle dernier et quelle réponse apporter au malaise des jeunes d'aujourd'hui ?

 

Thierry Roth.

Psychologue Clinicien, Psychanalyste, Spécialiste en addictologie.

 

Mercredi 4 mars 2015

 

Pour une sociologie du travail social

Il n’est plus possible aujourd’hui d’ignorer les effets profondément déstructurants de l’idéologie gestionnaire et des pratiques managériales sur l’action sociale et le travail social. Nombre de travaux ont en effet montré que la soumission des établissements aux règles d’une concurrence effrénée, le culte voué à la performance et à une communication vide de sens, la déqualification des compétences par le recours accru à une division taylorienne et bureaucratique des tâches, la fascination pour les procédures d’évaluation, les démarches qualité et enquêtes de satisfaction, participent communément à une remise en cause radicale des fondements du travail social. Pour notre part, nous avons parlé à ce propos d’un véritable déni anthropologiquepour souligner combien les tendances organisationnelles actuelles reposent sur une négation de la dimension humaine qu’implique tout travail social.

 Aussi, nous paraît-il nécessaire et même crucial d’envisager un contrepointà ces dérives gestionnaires et managériales qui déstructurent le travail social. Une telle perspective suppose de réélaborer un savoir qui soit en mesure d’apporter une certaine cohérence et cohésion à l’approche des situations sociales et leur traitement, en lieu et place de la juxtaposition de points de vue qui ne font précisément plus « sens ». Cela suppose, de notre point de vue, de faire un retour vers les sciences de l’homme, c’est-à-dire vers des savoirs qui se donnent comme objet l’étude de l’homme, soit stricto sensu une anthropologie.

 

Jean-Yves DARTIGUENAVE

Professeur de sociologie

Directeur du CIAPHS (Centre Interdisciplinaire d’Analyse des Processus Humains et Sociaux)

Université de Rennes 2.

 

Mardi 26 mai 2015

 

Euthanasie et dignité humaine

 De nombreux pays ont légalisé ou sont sur le point de légaliser l'euthanasie au nom de la dignité humaine.

Mais, cette valeur doit être ambiguë, puisque nombreux sont ceux qui, en tant que citoyen ou acteur dans le champ de la santé, de la justice, du social ou du médico-social s'opposent à cette légalisation précisément au nom même de la dignité humaine.

 Eric Fiat se propose d'analyser les différents sens de cette notion de « dignité », afin de chercher, face à l'approche de la mort, une position qui soit éthiquement la plus juste possible et qui serait de nature à rendre le tragique moins tragique.

 

Eric FIAT

Professeur agrégé de philosophie, université Paris-Est Marne-la-Vallée, Membre expert de l'Observatoire national de la fin de vie.

Professeur de philosophie au centre de formation continue de l’AP-HP.

 

 

Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

 Tarif : Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi

L'adhésion (28 €) donne accès aux 4 conférences annuelles gratuitement

 

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PROGRAMME 2013-2014

22 Octobre 2013, 22:18pm

Publié par Regards Cliniques

 

 Siège Social : Bibliothèque Médicale - CHNM - 229 Boulevard Paul Lintier – CS 60102 - 53103 MAYENNE CEDEX

  : Marilyne DIVEU, Présidente : 06-26-06-68-69 -   : regardscliniques53@yahoo.fr  – http://regardclinique53.over-blog.fr/

REGARDS CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2013-2014

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  • Mardi 19 novembre 2013

Intervenir à domicile : quelle rencontre avec l’intime ?


En tant que professionnel de la santé comme du social, intervenir au domicile du malade est une pratique extrêmement délicate. Il s’agit d’opérer dans le milieu de vie habituel de la personne, c’est-à-dire dans son logement mais aussi sur son environnement social (voisinage, immeuble, quartier etc.). Cela signifie confrontation inévitable à l’intimité.

L’intimité concerne une extrême diversité de domaines (le corps, la sexualité et l’amour, la

subjectivité...), de situations (la maladie, les conflits familiaux et conjugaux...) et d’enjeux (les modèles éducatifs, les projets de vie, l’implication dans les réseaux de sociabilité, l’épanouissement personnel etc.).

Les sens qu’elle prend sont variables d’un groupe à un autre, d’une personne à une autre.

Avoir une claire conscience de son intimité signifie que le sujet reconnaisse les différences entre : le dehors/le dedans, la vie subjective/la réalité objective, le Moi/Autrui.

A quelles expériences renvoie cette notion d’intimité ?

Comment comprendre le sens que peut donner la personne aidée à l’intervention à son domicile d’un professionnel ?

Quant au professionnel, intervenant dans un lieu particulier, le domicile, il se sent beaucoup moins protégé que dans son service. Plus vulnérable et travaillant dans un rapport permanent au malheur à vivre, son intimité se trouve fortement sollicitée.

Quelles stratégies sont mobilisées pour mener à bien son soin, son accompagnement ?


Elian DJAOUI

 Psychosociologue, Responsable de formation à l’Institut de Formation des Yvelines, membre du Centre International de Recherche,

Formation et Intervention en Psychosociologie (CIRFIP).

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  • Jeudi 30 janvier 2014

Héritage et dilapidation aujourd’hui


Quel est l'avenir de l'héritage face au vieillissement de la population ? Quelles normativités et quelles régulations président à ce changement de contexte socio-démographique ?

De la dilapidation spontanée et individuelle de l'héritage à celle "programmée" par les nouveaux dispositifs hypothécaires, l'héritage n'est-il pas promis à la liquidation collective pour les besoins du marché et de la société de consommation ?

Ne serions nous pas en train de passer d'une forme de dilapidation individuelle de l'héritage à une forme collective instituée?


Anne GOTMAN

 Sociologue, Directrice de recherche au CNRS- Cerlis (Centre de recherche sur les liens sociaux).

Auteur notamment de :

« Hériter » , (Puf,1988),

« L'héritage » , Puf, Que sais-je, 2006,

« Dilapidation et prodigualité »,  Nathan, 1995.

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  • Jeudi 27 février 2014

Les deux faces du symptôme


Les symptômes de l’enfant ont longtemps été perçus comme des manifestations d’une « mauvaise volonté », façon de ne pas répondre à l’attente des parents, un comportement le plus souvent volontaire pour les inquiéter ou les déranger.

Il a fallu la découverte freudienne pour que les symptômes de l’enfant soient perçus comme des formations inconscientes qui se présentent au sujet comme des énigmes, le plus souvent adressées à l’Autre parental.

Nous poserons que le symptôme de l’enfant est un message qui peut se déchiffrer. Il veut dire quelque chose. Dès lors qu’une offre de parole lui est faite de déchiffrer et de trouver l’enjeu de ses symptômes dans le cadre d’une analyse, le désir de savoir se trouve convoqué.

A travers la clinique du cas par cas, nous illustrerons comment le symptôme est à la fois la

manifestation d’un désir interdit ou refoulé, pris dans les signifiants familiaux et celle d’une jouissance ignorée.


Hélène BONNAUD

 Psychothérapeute d’enfants en CMPP,

Psychanalyste membre de l’École de la cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse.

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  • Mardi 8 avril 2014

La psychiatrie citoyenne


Cette conférence s'inscrit dans le cadre de la mise en place d'un Conseil Intercommunal en Santé

mentale sur la Communauté de Communes du Pays de Mayenne.

Le Dr Jean Luc Roelandt a mis en place pendant plus de 35 ans un système de psychiatrie citoyenne en lien avec les municipalités du secteur, les citoyens, les habitants, les services sanitaires et sociaux. Il développe depuis lors, dans le cadre du CCOMS, un important programme de mise en place des Conseils Locaux de Santé Mentale en France.

La psychiatrie citoyenne est parvenue à intégrer les soins dans la cité et à faire que la santé mentale communautaire soit une valeur partagée à la fois par les citoyens, les services sanitaires et sociaux et les élus.


Jean-Luc ROELANDT

 Psychiatre des Hôpitaux, Psychiatre de Service Public, Directeur du Centre Collaborateur de l'Organisation Mondiale de la Santé pour

la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, Lille, France)

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Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

Tarif : Tarif : Non Adhérent : 10 € - ó Tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi.

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement

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Programme 2011- 2012

26 Novembre 2011, 15:03pm

Publié par Regards Cliniques

REGARDS CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA    CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES 

                                                                                                            Mayenne, le 18 novembre 2011


Cher(e) adhérent (e), Madame, Monsieur,

En septembre 1988, l’association Regards Cliniques (association de recherche sur les liens entre la clinique psychiatrique et les sciences humaines) vous conviait à sa première conférence-débat.

 Comme vous le savez, l’association Regards Cliniques organise quatre conférences-débats par an sur des questions cliniques au regard des travaux réalisés en sciences humaines, ces conférences ayant lieu à la salle de spectacle du CHNM, la bibliothèque médicale du CHNM étant le lieu du siège social de l’association.

Aujourd’hui en novembre 2011, nous sommes heureux de poursuivre notre activité et vous remercions de continuer à nous soutenir par l’intérêt que vous portez à notre programme depuis toutes ces années.

Je rappelle que l’adhésion est de 25 euros et permet l’entrée gratuite aux quatre conférences de l’année et que si, par ailleurs, vous ne souhaitez pas adhérer, l’entrée pour chaque conférence est de 10 euros.

Vous trouverez joint à cette lettre, le programme des conférences-débats 2011-2012, ainsi que l’affiche et l’argument de la première conférence du mercredi 7 décembre 2011.

Si vous souhaitez recevoir les informations concernant notre programme par mail, il est possible d’indiquer votre adresse en prenant contact avec la bibliothèque médicale (02.43.08.22.51.) ou par mail à l’adresse : regardscliniques53@yahoo.fr.

Nous avons également un blog à l’adresse http://regardclinique53.over-blog.fr où vous trouverez la liste des cahiers de Regards Cliniques publiés à ce jour, chaque cahier étant la retranscription d’une conférence-débat.

 

Avec toutes mes cordiales salutations, 

                                                                                         

 La Présidente,

  Marilyne DIVEU

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  CONFERENCES DEBATS 2011-2012

 

Jeudi 26 Janvier 2012   

Penser les droits de l’enfant

Dominique Youf 

D’où vient l’idée des droits de l’enfant ? Si l’enfant est sujet de droit, à quelle responsabilité est-il assujetti ?

Face aux droits de l’enfant, quels sont les devoirs des parents et de l’Etat ?

Comment sauvegarder une filiation assurée et complète à travers la pluralité des formes de la famille aujourd’hui (familles légitimes, naturelles, monoparentales, avec enfants adoptés ou nés par procréation assistée) ?

Penser les droits de l’enfant montre toute la difficulté et tout l’intérêt de l’idée de droits de l’enfant, en établissant un dialogue constant avec la législation et la jurisprudence les plus récentes.

 

Dominique Youf
Docteur en Philosophie
Travaille à la protection judiciaire de la jeunesse et a publié plusieurs articles sur le droit de l’enfant.

 

 

 

 

 

 logo.pngEn partenariat avec le RIAM ( Réseau des Intervenants en Addictologie de la Mayenne ) Entrée libre

Jeudi 22 Mars  2012

Familles sous influence : Grandir auprès d’un parent affecté de dépendances (alcoolisme, toxicomanies). Modalités d’intervention auprès des familles et des jeunes

 Jean-François CROISSANT et Janick LE ROY

Quand les difficultés de fonctionnement familial s’installent, chacun des membres de la famille est affecté. Les relations se modifient, les personnes souffrent et s’adaptent au détriment de leur propre équilibre. Cette soirée porte sur :

la compréhension des mécanismes et des enjeux familiaux

les transmissions générationnelles

les moyens d’interventions

les modalités d’interventions familiales systémiques.

Une action de groupe auprès d’adolescents de parents affectés de dépendance sera présentée par Janick Le Roy.

 

Jean-François CROISSANT,

Co-directeur pédagogique de Pégase Processus, Psychologue clinicien, thérapeute familial

 

Janick LE ROY

Cadre socio-éducatif, assistante sociale spécialisée en alcoologie-addictologie exerçant en CCAA (Centre de consultation ambulatoire en alcoologie) à Rennes.

 

Cette conférence se fait en partenariat avec le RIAM (Réseau des Intervenants en addictologie de la Mayenne) : entrée gratuite
http://www.riam53.fr/

 

 

 

Jeudi 10 Mai 2012   

Que sont nos enfants devenus ?

 Jean Pierre Lebrun

Des changements majeurs, accélérés par divers progrès techniques, ont mis à l’épreuve tous les repères jusqu’ici les plus stables dans la vie en société : le mariage, la procréation, les rapports entre les générations, la différence des sexes, l’éducation, l’autorité dans la famille, à l’école et dans toute la vie collective, le passage à l’âge adulte…

L’équilibre psychique des individus – leur subjectivité – s’en retrouve modifié d’une manière inédite dans l’histoire de l’humanité. C’est à une réelle mutation du lien social qu’on assiste. Parmi les conséquences majeures de ce phénomène, on peut notamment repérer la prévalence accordée à la jouissance par rapport au désir, le rejet de la nécessité de se confronter à la dimension de la perte, le refus du recours au tiers au profit des simples situations duelles, l’illusion d’une nouvelle autonomie subjective et même une tentative, en fin de compte, de vivre ensemble sans autrui.

 

Jean Pierre Lebrun

Psychiatre psychanalyste, membre de l’Association Lacanienne Internationale.

 

Les conférences-débats ont lieu à 20 h 30, Salle de spectacles du CHNM, 229 Bd Paul Lintier à Mayenne.

Tarifs :

La carte d’adhérent : 25 €

La conférence-débat : - gratuite pour les adhérents

-  10 € pour les non-adhérents

-  Demi-tarif pour les étudiants et les demandeurs d’emploi.           

 

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PROGRAMME 2009-2010

28 Octobre 2009, 22:02pm

Publié par Regards Cliniques

Nous avons le plaisir de vous faire part du programme 2009-2010
La quatrième Conférence reste à confirmer.
 
  • Mardi 24 novembre 2009

 

Psychiatrie et précarité

 

De nombreux facteurs de risques conduisent à la précarité. Hélas, les personnes une fois en situation de précarité ou d’exclusion sont davantage exposées au risque de souffrance psychique voire de troubles réactionnels, qui eux même modifient le rapport au monde. Parmi ces personnes, certaines souffrent de troubles psychiques, de maladies mentales qui augmentent, en boucle, le risque de précarité et de fait nous retrouvons dans cette population en grande précarité les mêmes souffrances que dans la population générale mais en plus forte représentation. Par ailleurs les comorbidités apparaissent plus rapidement : consommation d’alcool, abus de substances en premier lieu mais également apparition, décompensation ou complications de pathologies somatiques.

Toutes ces raisons, et toutes ces situations, à chaque fois uniques, imposent d’évaluer le plus en amont possible ce que l’on peut proposer pour limiter l’exclusion, voire aider à un parcours de sortie de rue, surtout si celui-ci doit passer par un parcours de soins.

Depuis plus d’une décennie, des secteurs de psychiatrie ont proposé une démarche « pro-active » envers ce public en souffrance. Ils ont servi de fil rouge pour lancer les premières équipes mobiles psychiatrie-précarité (EMPP) qui se développent maintenant et commencent à évaluer leur impact au sein d’un établissement ou d’un territoire.

Docteur Alain MERCUEL

Psychiatre des Hôpitaux, Service d’Appui « Santé Mentale et Exclusion Sociale », Centre Hospitalier Sainte-Anne, Paris

 

 

  • Mardi 26 Janvier 2010 

 

Le désir d'enfant. Facteurs psychiques de la fertilité 

 

La fonction reproductive chez l'humain et donc le désir d'enfant résultent d'une problématique très complexe qui fait intervenir trois plans différents : 1) le fonctionnement physiologique, soumis chez la femme à l'horloge biologique. 2) L'impulsion psychique individuelle. 3) Le contexte historique et social. 

L'efficacité de la contraception et les progrès des PMA entraînent l'illusion de la maîtrise de la fécondité. 

La fertilité est en déclin dans toute l'Europe et aussi dans les pays émergents et tend à se stabiliser autour de deux enfants par femme. 

Nous envisagerons les racines féminines du désir d'enfant et de son ambivalence, l'expérience maturative de la grossesse. 

Nous envisagerons aussi les facteurs psychiques souvent en cause dans les infertilités secondaires et primaires, ainsi que la problématique masculine face à la fertilité. 

Dr. Monique Bydlowski 

Médecin psychiatre, Psychanalyste, Directeur de recherche à l’INSERM - pratique depuis plus de 20 ans dans une maternité hospitalière. 

Auteur de La dette de vie. Itinéraire psychanalytique de la maternité, Paris, PUF, 1999.

  • Jeudi 25 mars 2010 

QUÊTE DES ORIGINES, QUÊTE D'IDENTITÉ. 

Le lien d'engendrement dans les filiations adoptives 

Dans l'adoption "plénière" française, depuis 1966, l'identité juridique et sociale du sujet adopté découle exclusivement et définitivement de la filiation adoptive qui se substitue à sa filiation d'origine : l'adopté cesse d'appartenir à sa famille par le sang (... ) (article 356 du code civil). 

Mais, que vaut cette évocation du "lien du sang" : réalité, idéologie? Quelles confusions et forclusions induites par "cette substitution" de la famille adoptive à la famille d'origine ? Un dépoussiérage de notre droit ne serait-il pas d'actualité au regard des conventions internationales et de la "quête des origines" chez nombre d'adoptés? 

A entendre ces adoptés, que peut-on dire aujourd'hui de la place de ces figures originaires dans la construction de l'identité subjective des personnes concernées? Quelles conséquences pour les familles adoptives? 

L'expérience de l'adoption permet de poser concrètement des questions fondamentales : quand bien même l'identité serait pour l'essentiel un processus jamais achevé, qu'est-ce qui lui donne la consistance nécessaire pour qu'un sujet y repère un chemin ? 

Quelles parts y prennent les réalités biologiques, psychologiques, culturelles et sociales ? Quelles sortes de filiation y participent ? 

Qu'est-ce qu'il faut porter au compte de l'imaginaire, du réel et du symbolique? 

Outre les liens d'attachement, on se penchera sur les effets du "lien d'engendrement" et sur la nature du "noyau symbolique de l'identité", ces notions développées par l'auteur dans des publications antérieures. 

Corinne DAUBIGNY, 

Philosophe, Psychanalyste 

 

 

  • Date à préciser
    La 4ème conférence
      portera  sur "LE SUICIDE " avec Christian BAUDELOT, sociologue

Auteur avec Roger ESTABLET  picto_dossierj.gif Suicide, l'envers de notre monde  éd. SEUIL 2006






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