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Annulation des Conférences du 12 mai et du 11 juin 2020 !

3 Mai 2020, 11:03am

Publié par Regards Cliniques

Cher(ère) adhérent(e), Madame, Monsieur,
    
    Les mesures de déconfinement annoncées par le premier ministre nous contraignent à annuler les deux conférences qui étaient programmées le mardi 12 mai 2020 et le jeudi 11 juin 2020, à savoir, "Perrine Dugué "une sainte républicaine" en Mayenne" par Antoine GLEMAIN et Pascal LE MALEFAN et "Ce que fait le porno à nos "ados" et à d'autres" par Eric BIDAUD.
    Nos trois intervenants ont accepté de maintenir leur engagement pour le programme de conférences 2020/2021.
    Nous remercions tous nos adhérents pour leur soutien et leur solidarité en cette année exceptionnelle. Du fait que nous n'avons pas pu assurer les deux conférences mentionnées ci-dessus, nous réfléchissons à la manière de reporter ou de prolonger votre adhésion pour l'année 2020/2021.
    Le calendrier du programme 2020/2021 dépendra, bien sûr, des mesures gouvernementales qui seront prises en fonction de l'évolution de la crise sanitaire et du déconfinement.
    Merci de votre compréhension.
    Au plaisir de vous retrouver prochainement.
 
Bien cordialement.
 
Marilyne DIVEU
Présidente de Regards Cliniques
 
 
Association Regards Cliniques 229 Bd Paul Lintier BP 102 53103 MAYENNE Cedex tel Marilyne DIVEU, Présidente  : 06.26.06.68.69. fax : 02.43.08.22.08. e-mail : regardscliniques53@yahoo.fr site internet : regardclinique53.over-blog.fr

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Conférence du mardi 12 mai 2020 avec Antoine GLEMAIN et Pascal LE MALEFAN

3 Mars 2020, 09:57am

Publié par Regards Cliniques

« Perrine Dugué (1777-1796) :
une "sainte républicaine" en Mayenne »

 

Mardi 12 mai 2020

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

 

Perrine Dugué a été agressée et tuée à l’âge de 19 ans par des Chouans dans la lande de Blandouet, aux environs de Sainte-Suzanne, en 1796. Sa fin tragique a été immédiatement commémorée par des gravures et complaintes populaires et, près du lieu de son supplice, a pris forme un culte étonnant à la « sainte républicaine », qui s’est prolongé d’une certaine manière jusqu’à nos jours.

 

Dans cette conférence, j’entreprends d’abord d’enquêter sur les faits, de démêler autant que possible l’histoire de la légende, par un recueil méthodique et une analyse critique des documents et témoignages accumulés sur le sujet par des érudits locaux depuis plus de deux siècles. Je me propose ensuite de situer l’histoire de Perrine Dugué dans une triple perspective :

  • Celle de l’histoire sociale : les conflits de la Révolution française, qui se traduisent en Mayenne par dix années d’une très violente guerre civile.
  • Celle de l’histoire religieuse : les tentatives d’émergence de nouveaux cultes dans une période de (réelle ou apparente) déchristianisation.
  • Celle de l’anthropologie : la permanence à travers les âges en Mayenne de pratiques et rituels thaumaturgiques.

 

Antoine GLEMAIN

Formé à la philosophie et aux sciences humaines, Antoine Glémain a enseigné la philosophie au lycée Lavoisier de Mayenne, avant de se consacrer surtout à sa passion pour le cinéma. Il est actuellement cogérant du cinéma Le Vox à Mayenne, président d'Atmosphères Production et président de l'Association des cinémas de l'ouest pour la recherche (ACOR).

 

Discutant : Pascal LE MALEFAN

Professeur de psychologie clinique honoraire

Auteur de : "Folie et spiritisme – Histoire du discours psychopathologique sur la pratique du spiritisme, ses abords et ses avatars" 1999, édition L'Harmattan.

 

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

 

 

Siège Social : Bibliothèque Médicale -  CHNM - 229 Boulevard Paul Lintier – CS 60102 - 53103 MAYENNE CEDEX

 : Marilyne DIVEU, Présidente : 06-26-06-68-69 -  : regardscliniques53@yahoo.fr – http://regardclinique53.over-blog.fr/

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ANNULATION conférence du 5 mars 2020

29 Février 2020, 16:53pm

Publié par Regards Cliniques

Bonjour cher(e) adhérent(e), Madame, Monsieur,
 
La conférence de Delphine CALAMY "Pour une psychiatrie à visage humain: de la contention individuelle à la contenance institutionnelle" qui était prévue le jeudi 05 mars 2020 n'aura pas lieu, Delphine CALAMY ayant décliné son engagement pour des raisons personnelles. Vous nous en voyez désolés et vous remercions de votre compréhension.
Pour la 3ème conférence, nous vous proposons l'intervention d'Antoine GLEMAIN (enseignant en philosophie) sur le thème: "Perrine Dugué (1777-1796): une "sainte républicaine" en Mayenne" , le mardi 12 mai 2020. Pascal LE MALEFAN (professeur de psychologie clinique honoraire) interviendra en tant que discutant. Vous trouverez ci-joint l'affiche de la conférence.
Et comme prévu, nous terminerons le programme des conférences 2019/2020 par l'intervention d'Eric BIDAUD sur le thème "Ce que fait le porno aux "ados" ou à d'autres" le jeudi 11 juin 2020.
Vous souhaitant bonne réception de ces informations.
 
Bien cordialement.
 
Marilyne DIVEU
Présidente de Regards Cliniques
 
 
 
Association Regards Cliniques 229 Bd Paul Lintier BP 102 53103 MAYENNE Cedex tel Marilyne DIVEU, Présidente  : 06.26.06.68.69. fax : 02.43.08.22.08. e-mail : regardscliniques53@yahoo.fr site internet : regardclinique53.over-blog.fr

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Conférence du jeudi 13 février avec Roland GORI

8 Février 2020, 15:39pm

Publié par Regards Cliniques

 

 

Le soin à l'ère du numérique

 

Jeudi 13 février 2020

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

 

Donald WOODS WINNICOTT – Pédiatre et psychanalyste britannique (07/04/1896 – 25/01/1971) – est de tous les psychanalystes celui qui a donné de la démocratie la plus belle et la plus forte définition. Elle serait une « extension politique de la facilitation familiale » du soin, du holding que l’environnement prodigue à la fragilité humaine du début de la vie.

 

Dans une société addict à la force et à la performance, les valeurs d’humanisation contenues dans nos vulnérabilités sont délaissées, méprisées, déniées. Et ce n’est pas la faute des machines numériques si leur progrès nous rend moins humains, mais la conséquence d’une manière politique et éthique de gouverner les autres et de se gouverner soi-même. Le soin est bien un défi pour la démocratie. Le danger n’est pas que la relation de soin disparaisse du domaine de la santé, mais seulement qu’elle ne soit réservée qu’aux privilégiés.

 

 

Roland GORI

Professeur émérite de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille,

Psychanalyste

 

Auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, aux éditions des liens qui libèrent :

  • La dignité de penser, 2011,
  • La fabrique des imposteurs, 2013,
  • Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?, 2014,
  • L’individu ingouvernable, 2015.

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

 

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Conférence du jeudi 7 novembre 2019 avec Rémi Casanova

11 Octobre 2019, 11:48am

Publié par Regards Cliniques

Le bouc émissaire en institution : comprendre pour s’en sortir

 

Jeudi 7 novembre 2019

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

 

Le bouc émissaire est de toutes les époques, de tous les lieux, de toutes les sociétés et de toutes les institutions. Qu'en retenons-nous ? Que le bouc émissaire est un processus inévitable, intemporel et universel. Le comprendre, le décrypter devient un pari : celui d'agir, au chevet des groupes, en changeant le cours des choses, quitte à plonger au cœur des tabous si l'intensité de la crise l'exige, au-delà des contextes et des déterminismes. Car le bouc émissaire nous enseigne sur nous-mêmes : facteur de division et de réconciliation, de déclencheur et de régulation des conflits, le processus devient la clé indispensable au fonctionnement de chaque groupe, particulièrement dans les sphères familiales, professionnelles, associatives, dans le monde des idées comme dans celui de la politique.

 

Stigmatisé, désigné, accusé, innocent(é), instrumentalisé, culpabilisé, le bouc émissaire est avant tout l'un de nous, assigné à porter et à transformer, les manquements de l'ensemble du groupe.

 

Cette conférence s'adresse à tous ceux qui se soucient de "l'être avec l'autre", à un moment où l'hypertrophie des egos atteint des sommets inégalés.

 

Rémi CASANOVA

Enseignant chercheur à l'université de Lille en sciences humains et sociales

Fondateur de l'Observatoire du bouc émissaire et des violences institutionnelles

 

Auteur de Bouc émissaire, le concept en contextes, PUS, 2018 avec Françoise-Marie NOGUES

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Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Programme 2019 -2020

11 Octobre 2019, 11:38am

Publié par Regards Cliniques

CONFÉRENCES-DÉBATS 2019-2020

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

Le bouc émissaire en institution : comprendre pour s'en sortir

 

Le bouc émissaire est de toutes les époques, de tous les lieux, de toutes les sociétés et de toutes les institutions. Qu'en retenons-nous ? Que le bouc émissaire est un processus inévitable, intemporel et universel. Le comprendre, le décrypter devient un pari : celui d'agir, au chevet des groupes, en changeant le cours des choses, quitte à plonger au cœur des tabous si l'intensité de la crise l'exige, au-delà des contextes et des déterminismes. Car le bouc émissaire nous enseigne sur nous-mêmes : facteur de division et de réconciliation, de déclencheur et de régulation des conflits, le processus devient la clé indispensable au fonctionnement de chaque groupe, particulièrement dans les sphères familiales, professionnelles, associatives, dans le monde des idées comme dans celui de la politique.

 

Stigmatisé, désigné, accusé, innocent(é), instrumentalisé, culpabilisé, le bouc émissaire est avant tout l'un de nous, assigné à porter et à transformer, les manquements de l'ensemble du groupe.

 

Cette conférence s'adresse à tous ceux qui se soucient de "l'être avec l'autre", à un moment où l'hypertrophie des egos atteint des sommets inégalés.

 

Rémi CASANOVA

Enseignant chercheur à l'université de Lille, en sciences humains et sociales,

Fondateur de l'Observatoire du bouc émissaire et des violences institutionnelles

 

Auteur de Bouc émissaire, le concept en contextes, PUS, 2018 avec Françoise-Marie NOGUES

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Jeudi 13 février 2020

 

Le soin à l’ère du numérique

 

Donald WOODS WINNICOTT – Pédiatre et psychanalyste britannique (07/04/1896 – 25/01/1971) – est de tous les psychanalystes celui qui a donné de la démocratie la plus belle et la plus forte définition. Elle serait une « extension politique de la facilitation familiale » du soin, du holding que l’environnement prodigue à la fragilité humaine du début de la vie.

 

Dans une société addict à la force et à la performance, les valeurs d’humanisation contenues dans nos vulnérabilités sont délaissées, méprisées, déniées. Et ce n’est pas la faute des machines numériques si leur progrès nous rend moins humains, mais la conséquence d’une manière politique et éthique de gouverner les autres et de se gouverner soi-même. Le soin est bien un défi pour la démocratie. Le danger n’est pas que la relation de soin disparaisse du domaine de la santé, mais seulement qu’elle ne soit réservée qu’aux privilégiés.

 

Roland GORI

Professeur émérite de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille,

Psychanalyste

 

Auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, aux éditions des liens qui libèrent :

  • La dignité de penser, 2011,
  • La fabrique des imposteurs, 2013,
  • Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?, 2014,
  • L’individu ingouvernable, 2015.

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Jeudi 5 mars 2020

 

Pour une psychiatrie à visage humain :

De la contention individuelle à la contenance institutionnelle

 

L’organisation « pseudo-gestionnaire » actuelle du travail en psychiatrie tend à appliquer des procédures (protocoles, consignes et conduites à tenir, dont font partie l’isolement et la contention mécanique) qui visent à la maîtrise, à la réduction des troubles « de l’adaptation » afin de les faire « rentrer dans une normalité ».

 

L’histoire nous montre que l’utilisation de l’isolement et de la contention mécanique repose davantage sur les représentations de la folie, que sur le degré réel de folie ou de violence des patients. En effet, chaque fois que l’on privilégie les techniques aux dépens de l’humain, que l’on oublie le sujet, que l’on considère que le fou est totalement envahi par sa maladie et qu’il est violent par nature, ou même que l’on se remet à penser à une explication génétique et biologique de la folie, les mesures d’isolement et de contention réapparaissent. À l’inverse, chaque fois que l’on considère le fou comme un sujet et que l’on s’intéresse à son discours, les mesures d’isolement et de contention reculent.

 

Delphine CALAMY se propose de nous apporter des éléments de réflexion sur le comment être face à la violence, plutôt que sur le comment faire face à celle-ci.

 

Delphine CALAMY

Psychiatre, psychothérapeute à LILLE

 

Auteur de « Pour une psychiatrie à visage humain : De la contention individuelle à la contenance institutionnelle », Thèse année 2015, Faculté de Médecine Henri WAREMBOURG – LILLE

 

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Jeudi 11 juin 2020

 

Ce que fait le porno aux « ados » ou à d’autres

 

Il s’agit d’examiner la pornographie comme une forme culturelle, dans l’ordinaire des évolutions adolescentes et dans ses rapports paradoxaux avec l’amour : le porno est une donnée de la sexualité aujourd’hui, non pas uniquement comme source de l’excitation sexuelle dans le champ du voir, mais aussi comme un lieu de savoir, de « voir ça ».

 

Au-delà de prises de position souvent normatives auxquelles n’échappent pas les « psys », pornographie est un nouveau champ auquel se confronte actuellement la psychanalyse, qui lui permet de se penser et de ne pas cesser de s’inventer.

 

Éric BIDAUD

Professeur en psychopathologie clinique à l’université Paris 7 Diderot, Sorbonne Paris Cité, Psychologue clinicien, Psychanalyste, membre de l’association « Espace analytique »

 

Auteur de :

 

  • Il n’y a plus de honte dans la culture, Paris, Penta, 2010 ;
  • Recherche de visages. Une actualité de la psychanalyse, Paris, Hermann, 2014 ;
  • Psychanalyse et Pornographie, Paris, La Musardine, 2016 ;
  • La psychanalyse est-elle contemporaine ?, Paris, Penta Edit., 2019 (en collaboration avec Martin BAKERO CARRASCO).

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Siège Social : Bibliothèque Médicale -  CHNM - 229 Boulevard Paul Lintier – CS 60102 - 53103 MAYENNE CEDEX

 : Marilyne DIVEU, Présidente : 06-26-06-68-69 -  : regardscliniques53@yahoo.fr – http://regardclinique53.over-blog.fr/

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Conférence du mardi 21 mai 2019 avec Florian Houssier

19 Mai 2019, 12:31pm

Publié par Regards Cliniques

Mardi 21 mai 2019 à 20 Heures 30

Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE 

 

Violences dans les liens familiaux

 

Dans un contexte social qui bruisse régulièrement des violences familiales de tous ordres, un retour sur la psychopathologie des liens familiaux est nécessaire pour en décrypter les enjeux psycho-affectifs.

 

La violence dans les liens familiaux, physique comme psychique, est prototypique de toute violence hétéro-agressive. Nous explorerons notamment les liens d’emprise et les aspects archaïques du fonctionnement psychique en passant par des récits de cas souvent aux limites du sentiment d’appartenance à la communauté des humains.

 

Florian HOUSSIER

Psychologue clinicien, Psychanalyste, Professeur de psychologie clinique et psychopathologique Université Paris XIII,

Président du CILA (Collège International de l’Adolescence)

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Tarif : Non Adhérent  : 10 € - 1/2 tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi Adhésion annuelle ( 28 € ) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

 

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Conférence du mardi 2 avril 2019 avec Agathe Oléron, Maryvonne Michel, Mary Cailler et André Sauvage

23 Mars 2019, 16:10pm

Publié par Regards Cliniques

 

« La Dame de Saint-Lunaire »

Mardi 2 avril 2019 à 20 H 30

 

Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

Projection du film « La Dame de Saint-Lunaire » suivi d’un échange

 

À Saint-Lunaire en Ille-et-Vilaine, vivait Jeanne DEVIDAL (1908-2008), celle que l'on surnommait « la folle de Saint-Lunaire » ou plus affectueusement « la Dame de Saint-Lunaire ». Pendant 40 ans, elle a bâti une maison incroyable, un « château branlant » entièrement construit à partir de matériaux de récupération.

Mais qui est donc la « Dame de Saint-Lunaire » ?

Jeanne DEVIDAL est née à Brest en 1908 dans une famille de cinq frères et sœurs.

En 1926, Jeanne DEVIDAL débute une carrière professionnelle d'employée au PTT. En 1941, les services postaux l'envoient à Boucé dans l'Orne, un village occupé par les Allemands. « Je pense qu'elle a pu être placée là comme résistante, afin d'intercepter les courriers de dénonciations », suppose Agathe OLÉRON, la réalisatrice du film. Peu avant la Libération, le réseau des résistants de Boucé est démantelé. Ses membres sont sauvagement assassinés le 28 juin 1944.

En 1947, Jeanne DEVIDAL s'installe à Saint-Lunaire avec sa mère et sa sœur Léonie et achète le terrain de Longchamp à quelques dizaines de mètres du bord de mer.

C'est à cette époque que Jeanne DEVIDAL commence à prendre des mesures sur son terrain et à établir des plans pour la construction d'un premier pavillon, qu'elle fait édifier par des professionnels. Elle suit les travaux de près et s'initie à la maçonnerie.

En 1953, sa sœur Léonie, souffrant de troubles délirants, est hospitalisée à Rennes. Elle ne reviendra jamais à Saint-Lunaire. Sa mère meurt en mars 1954.

A la demande de la préfecture, c'est au tour de Jeanne DEVIDAL d'être hospitalisée en 1956 en psychiatrie à Rennes pour délire de persécution.

De retour dans sa maison, quelques mois plus tard, elle commence à étendre sa construction, dans un premier temps de manière très artistique avec des bas-reliefs, des coquillages incrustés...

Se sentant de plus en plus menacée, elle érige des murs formant une enceinte autour de la maison, dans un enchevêtrement d'objets hétéroclites et de végétation. Les murs sont un agglomérat de bric et de broc fait de vieilles paires de chaussures, de coquillages, de cageots, de boîtes de sardine, de bois flotté, de plastique...Le tout consolidé à grand renfort de brouettes de ciment.

A l'intérieur, c'est un véritable complexe labyrinthique que la dame façonne sans relâche au fil des années. Elle y fait pousser un grand tilleul au milieu du salon...Malgré sa dangerosité, ce « château branlant » sera toléré pendant quarante années par les pouvoirs publics, attirant de plus en plus de curieux.

Les plaintes du voisinage, qui craint une invasion de rats ou de voir l'édifice s'écrouler, se multiplient, mais la construction reste debout contre vents et marées. Elle résiste même à la terrible tempête d'octobre 1987 !

Finalement le « mirador » central s'effondre au cours de la nuit de Noël 1990. Jeanne DEVIDAL n'est que très légèrement blessée. Elle est hospitalisée et transférée au foyer-logement de Saint-Briac, où elle fêtera ses 100 ans le 12 janvier 2008, quelques mois avant sa disparition. Les murs d'enceinte, devenus dangereux, sont démolis en 1991.

 

Des zones d'ombre demeurent autour de la vie de Jeanne DEVIDAL. Pourquoi a-t-elle entrepris la construction d'un tel édifice ? Délire de persécution ou dessein d'une écorchée vive adepte de l'art brut, personne ne sait vraiment...Jusqu'à la fin de ses jours, Jeanne DEVIDAL ne s'est jamais exprimée sur ses motivations.

Avec son film, Agathe OLÉRON n'a pas la prétention de rétablir la vérité. Mais, elle espère que son film permettra de redonner une identité et de la dignité à cette femme, afin qu'elle ne soit plus seulement « La folle de Saint-Lunaire »..

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Agathe OLERON, Auteure et réalisatrice

Maryvonne MICHEL et Mary CAILLIER, Psychologues cliniciennes et co-auteures de « La maison de Saint-Lunaire », Mémoire de maîtrise, 1978

André SAUVAGE, Sociologue de l'urbanisme, Psychologue

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Tarif : Non Adhérent  : 10 € - 1/2 tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi Adhésion annuelle ( 28 € ) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Les voeux de l'association Regards Cliniques et de sa présidente

16 Janvier 2019, 17:23pm

Publié par Regards Cliniques

Bonjour Madame, Monsieur,
 
L'association Regards Cliniques vous souhaite une très belle année 2019 pleine de joie, d'amour et de réussite dans vos projets!...
Pour notre part, nous espérons pour 2019 que votre intérêt pour notre programme annuel de conférences se trouve confirmé, car il participe grandement à alimenter notre désir de poursuivre notre activité de recherches. Si l'association Regards Cliniques existe depuis 30 ans, c'est aussi à votre confiance et à votre participation qu'elle le doit.
 
David LE BRETON est "un fidèle" de Regards Cliniques. En 2009, il était venu pour une conférence qui avait pour titre "A fleur de peau: entre tatouage ou piercing et scarification" et en 2016, il était intervenu sur la question "Expériences de la douleur: approche anthropologique".  Vous êtes probablement nombreux à connaître son travail de recherches et ses écrits, qui sont tous emprunts d'un sens de l'humanité pouvant être qualifié de "remarquable".
Vous trouverez ci-joint l'affiche et l'argument de sa conférence.
 
Au plaisir de vous retrouver,
 
Cordialement,
 
Marilyne DIVEU
Présidente de Regards Cliniques

Tél: 06 26 06 68 69

 
Association Regards Cliniques 229 Bd Paul Lintier BP 102 53103 MAYENNE Cedex tel Marilyne DIVEU, Présidente  : 06.26.06.68.69. fax : 02.43.08.22.08. e-mail : regardscliniques53@yahoo.fr site internet : regardclinique53.over-blog.fr

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Conférence du jeudi 7 février 2019 avec David Le Breton

16 Janvier 2019, 17:01pm

Publié par Regards Cliniques

Disparaître de soi dans un monde trop saturé

  1. Le jeudi 7 février 2019  à 20h30
  2.  
  3.                           Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

Il arrive que l’on ne souhaite plus communiquer, ni se projeter dans le temps, ni même participer au présent ; que l’on soit sans projet, sans désir, et que l’on préfère voir le monde d’une autre rive : c’est la blancheur. La blancheur touche hommes ou femmes ordinaires arrivant au bout de leurs ressources pour continuer à assumer leur personnage. C’est cet état particulier hors des mouvements du lien social où l’on disparaît un temps et dont, paradoxalement, on a besoin pour continuer à vivre.

David LE BRETON essaye de comprendre pourquoi tant de gens aujourd’hui se laissent couler, sont pris d’une « passion d’absence » face à notre univers à la recherche de la maîtrise de tout et marqué par une quête effrénée de sensations et d’apparence. Voilà qu’après les signes d’identité, c’est cette volonté d’effacement face à l’obligation de s’individualiser, c’est la recherche d’un degré à minimade la conscience, un « laisser-tomber » pour échapper à ce qui est devenu trop encombrant, qui montent. La nouveauté est que cet état gagne de plus en plus de gens et qu’il est de plus en plus durable.

 

David LE BRETON 

Professeur de sociologie à l’Université de STRASBOURG,

Membre de l’Institut Universitaire de France et de l’Institut d’Études Avancées de l’Université de Strasbourg (USIAS)

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Tarif  : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d’emploi

  • L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

 

 

 

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