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PROGRAMME 2014-2015

19 Octobre 2014, 11:05am

Publié par Regards Cliniques

REGARDS  CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2014-2015

 

Mercredi 19 novembre 2014

En partenariat avec la communauté de communes du pays de Mayenne
dans le cadre du conseil intercommunal en santé mental
.

  

Précarité, exclusion et désubjectivation

 

Au cours de ces années, le monde de la rue s'est agrandi, complexifié, étendu, peuplé de nouveaux individus: des femmes de plus en plus nombreuses, des jeunes enfants avec leurs chiens ou leurs rats, des étrangers sans papiers, des personnes âgées égarées, des travailleurs pauvres sans logement, des malades isolés. Un monde avec ses niches, ses "sites", ses rites et ses routines, mais où la souffrance, la violence et l'alcool sont omniprésents.

 Sylvie QUESEMAND-ZUCCA analyse les effets, sur la durée, de la vie sans abri: la perte des repères fondamentaux que sont l'espace, le temps, le langage, le rapport au corps, le rapport à l'altérité et donc à l'échange. Elle montre, sans pathos, comment l'inutilité, la honte, la relégation produisent une lente déshumanisation. Elle nous livre sa vision clinique du monde de la rue avec beaucoup d'engagement et de questions pertinentes. Elle s'attache à la notion "d'un prendre soin au delà du soin" pour toutes ces personnes aux prises avec un processus de désocialisation propre à la rue, aux fins qu'elles puissent se réapproprier l'idée et la consistance intérieure d'être une personne avec un passé, un présent et un avenir.

Sylvie QUESEMAND-ZUCCA

Psychiatre, Psychanalyste, Membre de l'équipe mobile « Souffrance et Précarité » de l'hôpital Esquirol en liaison avec le Samu social de Paris.

 

Jeudi 29 janvier 2015

 

Clinique des addictions: que sont nos névrosés devenus ?

 

Si l'on avait dit à Freud, à la fin du XIXème siècle, que l'on allait ouvrir des services d'addictologie un peu partout, il aurait probablement fait une moue dubitative. Les problèmes de toxicomanie ou d'alcoolisme existaient, certes, mais étaient volontiers réservés aux marginaux, aux artistes voire aux médecins. Quelques changements sont passés par là, au sein de nos sociétés occidentales, pour en arriver à la situation actuelle : progrès scientifiques (technologiques et médicaux), libération des mœurs, récusation (et non simplement contestation) de l'autorité symbolique... Doit-on s'en réjouir ou le déplorer? Je réponds d'emblée : "aucun des deux" ! Nous avons, cliniciens, travailleurs sociaux, chercheurs, à essayer de repérer les conséquences de ces changements. D'où la question, double, que nous posons : que sont devenus les névrosés du siècle dernier et quelle réponse apporter au malaise des jeunes d'aujourd'hui ?

 

Thierry Roth.

Psychologue Clinicien, Psychanalyste, Spécialiste en addictologie.

 

Mercredi 4 mars 2015

 

Pour une sociologie du travail social

Il n’est plus possible aujourd’hui d’ignorer les effets profondément déstructurants de l’idéologie gestionnaire et des pratiques managériales sur l’action sociale et le travail social. Nombre de travaux ont en effet montré que la soumission des établissements aux règles d’une concurrence effrénée, le culte voué à la performance et à une communication vide de sens, la déqualification des compétences par le recours accru à une division taylorienne et bureaucratique des tâches, la fascination pour les procédures d’évaluation, les démarches qualité et enquêtes de satisfaction, participent communément à une remise en cause radicale des fondements du travail social. Pour notre part, nous avons parlé à ce propos d’un véritable déni anthropologiquepour souligner combien les tendances organisationnelles actuelles reposent sur une négation de la dimension humaine qu’implique tout travail social.

 Aussi, nous paraît-il nécessaire et même crucial d’envisager un contrepointà ces dérives gestionnaires et managériales qui déstructurent le travail social. Une telle perspective suppose de réélaborer un savoir qui soit en mesure d’apporter une certaine cohérence et cohésion à l’approche des situations sociales et leur traitement, en lieu et place de la juxtaposition de points de vue qui ne font précisément plus « sens ». Cela suppose, de notre point de vue, de faire un retour vers les sciences de l’homme, c’est-à-dire vers des savoirs qui se donnent comme objet l’étude de l’homme, soit stricto sensu une anthropologie.

 

Jean-Yves DARTIGUENAVE

Professeur de sociologie

Directeur du CIAPHS (Centre Interdisciplinaire d’Analyse des Processus Humains et Sociaux)

Université de Rennes 2.

 

Mardi 26 mai 2015

 

Euthanasie et dignité humaine

 De nombreux pays ont légalisé ou sont sur le point de légaliser l'euthanasie au nom de la dignité humaine.

Mais, cette valeur doit être ambiguë, puisque nombreux sont ceux qui, en tant que citoyen ou acteur dans le champ de la santé, de la justice, du social ou du médico-social s'opposent à cette légalisation précisément au nom même de la dignité humaine.

 Eric Fiat se propose d'analyser les différents sens de cette notion de « dignité », afin de chercher, face à l'approche de la mort, une position qui soit éthiquement la plus juste possible et qui serait de nature à rendre le tragique moins tragique.

 

Eric FIAT

Professeur agrégé de philosophie, université Paris-Est Marne-la-Vallée, Membre expert de l'Observatoire national de la fin de vie.

Professeur de philosophie au centre de formation continue de l’AP-HP.

 

 

Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

 Tarif : Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi

L'adhésion (28 €) donne accès aux 4 conférences annuelles gratuitement

 

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Conférence du mercredi 19 novembre 2014 avec Sylvie QUESEMAND-ZUCCA

19 Octobre 2014, 10:50am

Publié par Regards Cliniques

                                                        CONFERENCE-DEBAT

 Précarité, exclusion et désubjectivation

 

Mercredi 19 novembre 2014

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE 

En partenariat avec la communauté de communes du pays de Mayenne
dans le cadre du conseil intercommunal en santé mental
. 

 

 

                   Au cours de ces années, le monde de la rue s'est agrandi, complexifié, étendu, peuplé de nouveaux individus: des femmes de plus en plus nombreuses, des jeunes enfants avec leurs chiens ou leurs rats, des étrangers sans papiers, des personnes âgées égarées, des travailleurs pauvres sans logement, des malades isolés. Un monde avec ses niches, ses "sites", ses rites et ses routines, mais où la souffrance, la violence et l'alcool sont omniprésents.

 

                   Sylvie QUESEMAND-ZUCCA analyse les effets, sur la durée, de la vie sans abri: la perte des repères fondamentaux que sont l'espace, le temps, le langage, le rapport au corps, le rapport à l'altérité et donc à l'échange. Elle montre, sans pathos, comment l'inutilité, la honte, la relégation produisent une lente déshumanisation. Elle nous livre sa vision clinique du monde de la rue avec beaucoup d'engagement et de questions pertinentes. Elle s'attache à la notion "d'un prendre soin au delà du soin" pour toutes ces personnes aux prises avec un processus de désocialisation propre à la rue, aux fins qu'elles puissent se réapproprier l'idée et la consistance intérieure d'être une personne avec un passé, un présent et un avenir.

 

 Sylvie QUESEMAND-ZUCCA.

Psychiatre, Psychanalyste, Membre de l'équipe mobile « Souffrance et Précarité » de l'hôpital Esquirol en liaison avec le Samu social de Paris.

 

 

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence du mardi 8 avril avec Jean-Luc ROELANDT

19 Mars 2014, 21:07pm

Publié par Regards Cliniques

CONFERENCE-DEBAT

La Psychiatrie citoyenne

Mardi 8 avril 2014

 

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

La psychiatrie citoyenne vise à intégrer les soins dans la cité et à faire que la santé mentale communautaire soit une valeur partagée à la fois par les citoyens, les services sanitaires et sociaux et les élus. L'exposé s'appuiera sur une expérience de plus de 35 ans visant à bâtir un système de psychiatrie citoyenne avec les municipalités du secteur et à oeuvrer à la mise en place de Conseils Locaux en Santé Mentale dans le cadre du CCOM et en lien avec la Direction Générale de la Santé.


Jean-Luc ROELANDT

Psychiatre de Service Public


  • Directeur du Centre Collaborateur de l'Organisation Mondiale de Santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOM, Lille)
  • Rapport PIEL-ROELANDT: Rapport de mission ministériel français publié en juillet 2001 intitulé "De la psychiatrie vers la santé mentale"
  • "Manuel de psychiatrie citoyenne : L'avenir d'une désillusion" Jean-Luc ROELANDT- Patrice DESMONS- Préface de Bernard KOUCHNER Editions In Press, Collection "Des pensées et des actes en santé mentale" 2002

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ó Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence du jeudi 30 janvier 2014 avec Anne GOTMAN

18 Janvier 2014, 12:36pm

Publié par Regards Cliniques

CONFERENCE-DEBAT

Jeudi 30 janvier 2014

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE


Héritage et dilapidation aujourd'hui


Quel est l'avenir de l'héritage face au vieillissement de la population ? Quelles normativités et quelles régulations président à ce changement de contexte socio-démographique ?

De la dilapidation spontanée et individuelle de l'héritage à celle "programmée" par les nouveaux dispositifs hypothécaires, l'héritage n'est-il pas promis à la liquidation collective pour les besoins du marché et de la société de consommation ?

Ne serions nous pas en train de passer d'une forme de dilapidation individuelle de l'héritage à une forme collective instituée ?

Anne GOTMAN

Sociologue, Directrice de recherche au CNRS- Cerlis (Centre de recherche sur les

liens sociaux), Laboratoire de l’Université Paris Descartes associé au CNRS


Auteure notamment de :

  • « Hériter », Puf,1988
  • « Dilapidation et prodigualité », Nathan, 1995
  • « L'héritage », Puf, Que sais-je, 2006

Principaux thèmes de recherche :

  •  Dynamiques et formes de l’adhésion religieuse
  •  Héritage et transmission du patrimoine
  •  Vieillissement de la population, solidarités intergénérationnelles et transferts
  • familiaux
  •  Vieillissement et VIH
  •  Formes urbaines et privées de l’hospitalité
  •  Modes d’habiter et trajectoires résidentielles

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ó Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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PROGRAMME 2013-2014

22 Octobre 2013, 22:18pm

Publié par Regards Cliniques

 

 Siège Social : Bibliothèque Médicale - CHNM - 229 Boulevard Paul Lintier – CS 60102 - 53103 MAYENNE CEDEX

  : Marilyne DIVEU, Présidente : 06-26-06-68-69 -   : regardscliniques53@yahoo.fr  – http://regardclinique53.over-blog.fr/

REGARDS CLINIQUES

Association de recherche sur les liens entre

LA CLINIQUE PSYCHIATRIQUE ET LES SCIENCES HUMAINES

 

CONFÉRENCES-DÉBATS 2013-2014

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  • Mardi 19 novembre 2013

Intervenir à domicile : quelle rencontre avec l’intime ?


En tant que professionnel de la santé comme du social, intervenir au domicile du malade est une pratique extrêmement délicate. Il s’agit d’opérer dans le milieu de vie habituel de la personne, c’est-à-dire dans son logement mais aussi sur son environnement social (voisinage, immeuble, quartier etc.). Cela signifie confrontation inévitable à l’intimité.

L’intimité concerne une extrême diversité de domaines (le corps, la sexualité et l’amour, la

subjectivité...), de situations (la maladie, les conflits familiaux et conjugaux...) et d’enjeux (les modèles éducatifs, les projets de vie, l’implication dans les réseaux de sociabilité, l’épanouissement personnel etc.).

Les sens qu’elle prend sont variables d’un groupe à un autre, d’une personne à une autre.

Avoir une claire conscience de son intimité signifie que le sujet reconnaisse les différences entre : le dehors/le dedans, la vie subjective/la réalité objective, le Moi/Autrui.

A quelles expériences renvoie cette notion d’intimité ?

Comment comprendre le sens que peut donner la personne aidée à l’intervention à son domicile d’un professionnel ?

Quant au professionnel, intervenant dans un lieu particulier, le domicile, il se sent beaucoup moins protégé que dans son service. Plus vulnérable et travaillant dans un rapport permanent au malheur à vivre, son intimité se trouve fortement sollicitée.

Quelles stratégies sont mobilisées pour mener à bien son soin, son accompagnement ?


Elian DJAOUI

 Psychosociologue, Responsable de formation à l’Institut de Formation des Yvelines, membre du Centre International de Recherche,

Formation et Intervention en Psychosociologie (CIRFIP).

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  • Jeudi 30 janvier 2014

Héritage et dilapidation aujourd’hui


Quel est l'avenir de l'héritage face au vieillissement de la population ? Quelles normativités et quelles régulations président à ce changement de contexte socio-démographique ?

De la dilapidation spontanée et individuelle de l'héritage à celle "programmée" par les nouveaux dispositifs hypothécaires, l'héritage n'est-il pas promis à la liquidation collective pour les besoins du marché et de la société de consommation ?

Ne serions nous pas en train de passer d'une forme de dilapidation individuelle de l'héritage à une forme collective instituée?


Anne GOTMAN

 Sociologue, Directrice de recherche au CNRS- Cerlis (Centre de recherche sur les liens sociaux).

Auteur notamment de :

« Hériter » , (Puf,1988),

« L'héritage » , Puf, Que sais-je, 2006,

« Dilapidation et prodigualité »,  Nathan, 1995.

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  • Jeudi 27 février 2014

Les deux faces du symptôme


Les symptômes de l’enfant ont longtemps été perçus comme des manifestations d’une « mauvaise volonté », façon de ne pas répondre à l’attente des parents, un comportement le plus souvent volontaire pour les inquiéter ou les déranger.

Il a fallu la découverte freudienne pour que les symptômes de l’enfant soient perçus comme des formations inconscientes qui se présentent au sujet comme des énigmes, le plus souvent adressées à l’Autre parental.

Nous poserons que le symptôme de l’enfant est un message qui peut se déchiffrer. Il veut dire quelque chose. Dès lors qu’une offre de parole lui est faite de déchiffrer et de trouver l’enjeu de ses symptômes dans le cadre d’une analyse, le désir de savoir se trouve convoqué.

A travers la clinique du cas par cas, nous illustrerons comment le symptôme est à la fois la

manifestation d’un désir interdit ou refoulé, pris dans les signifiants familiaux et celle d’une jouissance ignorée.


Hélène BONNAUD

 Psychothérapeute d’enfants en CMPP,

Psychanalyste membre de l’École de la cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse.

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  • Mardi 8 avril 2014

La psychiatrie citoyenne


Cette conférence s'inscrit dans le cadre de la mise en place d'un Conseil Intercommunal en Santé

mentale sur la Communauté de Communes du Pays de Mayenne.

Le Dr Jean Luc Roelandt a mis en place pendant plus de 35 ans un système de psychiatrie citoyenne en lien avec les municipalités du secteur, les citoyens, les habitants, les services sanitaires et sociaux. Il développe depuis lors, dans le cadre du CCOMS, un important programme de mise en place des Conseils Locaux de Santé Mentale en France.

La psychiatrie citoyenne est parvenue à intégrer les soins dans la cité et à faire que la santé mentale communautaire soit une valeur partagée à la fois par les citoyens, les services sanitaires et sociaux et les élus.


Jean-Luc ROELANDT

 Psychiatre des Hôpitaux, Psychiatre de Service Public, Directeur du Centre Collaborateur de l'Organisation Mondiale de la Santé pour

la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS, Lille, France)

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Les conférences sont à 20h30 à la salle de spectacle du CHNM

Tarif : Tarif : Non Adhérent : 10 € - ó Tarif pour étudiants et demandeurs d'emploi.

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement

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Conférence du mardi 19 novembre 2013 avec Elian DJAOUI

22 Octobre 2013, 22:11pm

Publié par Regards Cliniques

Intervenir à domicile :  quelle rencontre avec l’intime ?

Mardi 19 novembre 2013

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

En tant que professionnel de la santé comme du social, intervenir au domicile du malade est une pratique extrêmement délicate. Il s’agit d’opérer dans le milieu de vie habituel de la personne, c’est-à-dire dans son logement mais aussi sur son environnement social (voisinage, immeuble, quartier etc.). Cela signifie confrontation inévitable à l’intimité.

L’intimité concerne une extrême diversité de domaines (le corps, la sexualité et l’amour, la subjectivité…), de situations (la maladie, les conflits familiaux et conjugaux…) et d’enjeux (les modèles éducatifs, les projets de vie, l’implication dans les réseaux de sociabilité, l’épanouissement personnel etc.). Les sens qu’elle prend sont variables d’un groupe à un autre, d’une personne à une autre.

Avoir une claire conscience de son intimité signifie que le sujet reconnaisse les différences entre : le dehors/le dedans, la vie subjective/la réalité objective, le Moi/Autrui.

A quelles expériences renvoie cette notion d’intimité ?

Comment comprendre le sens que peut donner la personne aidée à l’intervention à son domicile d’un professionnel ?

Quant au professionnel, intervenant dans un lieu particulier, le domicile, il se sent beaucoup moins protégé que dans son service. Plus vulnérable et travaillant dans un rapport permanent au malheur à vivre, son intimité se trouve fortement sollicitée.

Quelles stratégies sont mobilisées pour mener à bien son soin, son accompagnement ?

Elian DJAOUI,

Psychosociologue, Responsable de formation à l’Institut de Formation des Yvelines,

membre du Centre International de Recherche, Formation et Intervention en

Psychosociologie (CIRFIP).

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ó Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence du mardi 14 mai 2013 avec Patrick DELAROCHE

5 Mai 2013, 21:52pm

Publié par Regards Cliniques

De la guérison au bonheur ?

Questions psychanalytiques

Mardi 14 mai 2013

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

D’après une idée courante, la psychanalyse aide à supporter les avatars de la vie, mais ne guérit pas -au sens de les supprimer - les symptômes.

Cela a été corroboré par l'adage célèbre selon lequel la guérison survient "de surcroît" au cours d'une analyse.

Nous tenterons de montrer grâce à un cas particulièrement grave comment,au contraire, la psychanalyse peut parvenir à rendre caduc un symptôme gênant.

Mais nous montrerons aussi que cette "guérison", quand elle a lieu, peutconduire à un grand désarroi. C'est dire qu'il faut alors expliquer ce paradoxe bien connu et pour cela aider le patient à comprendre les ressorts inconscients de sonconflit intime et en particulier la lutte persistante entre son «Moi» et ses pulsions, l'un ne devant pas écraser l'autre.

Je m'aiderai d'exemples pour justifier ce parcours "de la guérison au bonheur".


Patrick DELAROCHE,

Psychiatre, Psychanalyste.

La peur de guérir (Albin Michel)

Psychanalyse du bonheur (Albin Michel)

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - 1/2 Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence du 4 avril 2013 avec Anne CADORET

17 Mars 2013, 14:01pm

Publié par Regards Cliniques

 

Enjeu de l’homoparentalité pour l’enfant

 

                      Jeudi 4 avril 2013

         20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

 

L’enfant n’est jamais fils ou fille (frère ou soeur) de n’importe quelles personnes, mais seulement de celles désignées par la société comme ses parents.

Cette désignation obéit à certains registres, tels l’alliance (la mère est la femme qui a mis au monde l’enfant, son mari en est le père), la volonté (déclaration de reconnaissance à la mairie), la biologie, la possession d’état, la parentalité (exercice des fonctions parentales) … Si ces registres souvent se complètent, ce n’est pas toujours le cas. Je me proposerai de voir si certains registres sont plus légitimes que d’autres, et alors de chercher la raison de cette plus grande légitimité.

Toutefois, ce modèle de référence est aujourd’hui remis en cause par la dernière configuration familiale, la famille homoparentale. Faut-il alors rejeter cette famille, refuser à un enfant de s’y inscrire ? Ou bien, serait-il possible de remonter plus en amont dans l’esprit du modèle et de voir alors dans quelles conditions celui-ci pourrait continuer à nous guider.

 

Anne CADORET,

Anthropologue au CNRS, Membre du Groupe d'analyse du social et de la sociabilité

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - 1/2 Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

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Conférence du 29 janvier 2013 avec Daniel COUM

14 Janvier 2013, 22:43pm

Publié par Regards Cliniques

Enjeux du placement familial

Mardi 29 janvier 2013

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE


Le placement familial comme dispositif institutionnel de protection de l'enfance pose question, non seulement au regard du sort qui y est fait aux enfantsdits "placés", mais également en tant que révélateur de nos conceptions de ce qu'est une famille et de ce que sont des parents pour un enfant. L'analyse de la mutation de la famille nous permet en effet d'essayer de faire la part des choses entre l'idéologie que comportent nos discours sur la famille et une approche scientifique (en sciences humaines s'entend) de la fonction parentale.

L'incidence de cette analyse sur les pratiques actuelles et à venir en protection de l'enfance est évidente, attendue par certains, crainte par d'autres, en tant qu'il est désormais possible de poser les bases d'une approche du placement familial qui quitte la logique de substitution de famille (famille d'origine vers famille d'accueil) pour aller vers une logique de la combinaison des figures parentales autour de l'enfant.


Daniel COUM,

Psychologue clinicien - Directeur de l'association PARENTEL - Chargé de cours à

l'université (Rennes et Brest),

Auteur de "Repères pour le placement familial", Eres, 2010,

Directeur d'ouvrages :

"Que veut dire faire famille aujourd'hui ?", Parentel, 2012

"La famille, ressource ou handicap ?", Parentel/Eres, 2013

 

Tarif : Non Adhérent : 10 € - 1/2 Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.


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Conférence du 27 novembre 2012 avecPhilippe CHAPLEAU

30 Octobre 2012, 21:30pm

Publié par Regards Cliniques

Mardi 27 novembre 2012

20h30 – Salle de spectacle du CHNM - 53100 MAYENNE

Tarif : Non Adhérent : 10 € - ½ Tarif pour étudiants et Chômeurs

L'adhésion (28 €) donne droit aux 4 conférences annuelles gratuitement.

Casernes britanniques, brousses africaines et favelas : itinéraires d'enfants-soldats

 

Au début des années 2000, on estimait le nombre d’enfants-soldats à trois cent mille. Ils portaient des armes et servaient de supplétifs au sein de forces armées nationales, de milices rebelles et de groupes armés paramilitaires.

                   Aujourd’hui, en dépit de la pacification de conflits d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine et des efforts internationaux et nationaux pour faire cesser l’enrôlement d’enfants de moins de 18 ans, les recrutements d’enfants-soldats se poursuivent. Des enrôlements sont de nouveau signalés au Soudan et au Mali. En outre, des « groupes armés » mafieux d’Afrique et d’Amérique latine recrutent massivement parmi les enfants ; ils les arment et en font de véritables guerriers urbains, comme l’ont démontré, par exemple, de récents affrontements au Brésil.

                   Cette présence d’enfants-soldats sur les champs de bataille, mais aussi dans toutes les zones de non-droit, est scandaleuse ; leur démobilisation est urgente et leur réinsertion impérative.

                   Le phénomène, éminemment condamnable, mérite toutefois d’être analysé. Peut-on dire que ce phénomène constitue une norme militaire ancestrale et donc l’accepter tacitement ? Pourquoi recrute-t-on des enfants ? Qui les recrute, dans quels pays et pour quelles missions ? Les programmes de démobilisation et de réinsertion sont-ils efficaces ? Que deviennent les enfants-soldats qui deviennent des adultes par la seule arithmétique de l’âge ; sont-ils laissés pour compte ?


 Philippe CHAPLEAUJournaliste-service politique du quotidien Ouest-France

Coordinateur d'enseignement à l'Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice

Publication en lien avec le sujet de la conférence : Enfants-soldats. Victimes ou criminels de guerre ( 2007, l'Art de la guerre, Le Rocher)

 

Discutant : Jean-Claude QUENTEL, Psychologue clinicien, Professeur à l'Université de Rennes 2

Auteur notamment de : L'enfant- Problèmes de genèse et d'histoire (édition De Boeck)

 

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